5 décembre 2013

Spaghettis et sauce aux tomates cerises, câpres et chorizo

La douceur des tomates cerises, légèrement sucrées, et la rondeur de la crème fraîche, emportées par le chaleur du chorizo et le picotement des copeaux de parmesan. Quelques câpres pour le côté acidulé. De longs spaghettis lovés dans le creux de l'assiette.

Une recette comme un dîner en amoureux, à savourer souvent et sans modération ...


LES INGRÉDIENTS pour 2 :
  • 200 g de spaghettis
  • 100g de tomates cerises
  • 1 cuillère à café de câpres
  • 10 fines tranches de chorizo
  • 15cl de crème liquide légère
  • 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
  • Sel, poivre, basilic, ail semoule
  • Parmesan en copeaux

LA PRÉPARATION :

Fais cuire tes spaghettis, dans l'eau bouillante salée, le temps indiqué sur le paquet.

Pendant ce temps, dans une poêle, fais revenir dans de l'huile d'olive tes tomates cerises coupées en 4. Sale et poivre, parsème d'ail et de basilic.

Ajoute les câpres, et tes tranches de chorizo émincées en fines lamelles. Nappe de crème fraîche, et fais réduire un peu, quelques minutes.

Le temps pour ta moitié de dresser la table et d'allumer quelques bougies ...

Les spaghettis égouttés et agrémentés d'une noix de beurre s'enroulent dans les assiettes, nappés de sauce et parsemés de quelques copeaux de parmesan.

La suite ne nous regarde pas ...

1 décembre 2013

Quiche au jambon, aux champignons et aux olives

Oui, je me sens quiche en ce moment. Ou tarte, si tu préfères. Je ne prends guère le temps de me consacrer aux traditionnels goûters du dimanche après-midi, et je me contente d'aller à l'essentiel. Le quotidien, la bouffe de tous les jours quoi. Ce qui ne me convient pas forcément, d'ailleurs. Les goûters en famille me manquent. Je vais donc remédier à tout ça, mais avant, je voulais vous livrer en quelques mots une recette toute simplette de quiche, dévorée ce midi.

Une tarte salée rapide, pensée selon le contenu de mon frigo, et qui nécessite finalement peu d'ingrédients. Et peu de temps de réalisation, aussi.


Sans transition, let's cook my friends.

LES INGRÉDIENTS :
  • une pâte feuilletée
  • 4 œufs
  • 3 cs de crème fraîche épaisse
  • 250g de champignons de Paris entiers (frais ou en boîte)
  • 150g de jambon blanc
  • 10 olives noires dénoyautées
  • 100g de gruyère râpé
  • sel, poivre, ail semoule et persil

LA PRÉPARATION :

Préchauffage du four à 200°C ...

Dans un saladier, bats ensemble les œufs, la crème fraîche et l'assaisonnement.

Si tu utilises des champignons frais, ne les lave pas : oui, avec la terre, c'est meilleur. Ça craque sous la dent, tu verras, c'est fort sympathique. Bon, sans rire, si tu ne veux pas que tes champignons s'apparentent à Bob l’Éponge, contente-toi de les nettoyer avec un sopalin, ou, comme je le fais, de couper un peu le pied et d'enlever la première "peau" à l'aide d'un couteau. Elle s'ôte toute seule, c'est assez fastoche. (et je suis maniaque)

Coupe tes champignons en 2, en 4, en 6, bref, dans une taille raisonnable pour être mangée.

Coupe le jambon en dés, et les olives en 2. (et pas l'inverse, c'est plus compliqué)

Fonce un moule à tarte avec la pâte et pique-la avec une fourchette. Dépose successivement et harmonieusement les champignons, le jambon, les olives. Verse le mélange œufs - crème et parsème de gruyère, voire d'encore un peu de persil, pour faire joli.

Enfourne pour 25 min.


Rapide, et a priori bonne, puisqu'à nous 4 (nos filles sont des ogres) nous lui avons fait sa fête.

Bon, chers amis, c'est pas le tout, mais j'ai un estomac Calendrier de l'Avent à remplir de chocolat et autres bêtises, et des cookies à faire. Je file !

13 novembre 2013

Tarte au thon et à la tomate de mon enfance

Après un dernier article ma foi fort alcoolisé et pas très politiquement correct (rapport au vomi sur le tapis, tout ça), je vais tenter de me racheter une conduite et d'être un poil plus bucolique (j'ai dit bucolique, pas alcoolique, merci)

Ah, pardon :  je vais assommer le chaton qui prend mon séchoir à linge pour une via ferrata, et je reviens.

(meowwwwwwwww)

Hum. Bucolique, disais-je.

On a tous un plat qu'on chérit parce qu'il nous rappelle notre enfance. Parce qu'il éveille en nous des souvenirs, parce que si l'on ferme les yeux l'espace d'un instant, l'on se retrouve, gamin, notre serviette à carreaux rouge et blanc autour du cou, assis à la table familiale. Les odeurs, les couleurs, les saveurs sont là. Le regard malicieux de la petite sœur qui fait des bulles dans son verre d'eau, son vieux bavoir bleu tout rafistolé de scotch. Le buffet aux photos douces et tristes à la fois. La porte-fenêtre et au loin, là-bas, derrière la balançoire, l'amandier en fleurs. Je ne peux pas les voir de ma place, mais je les devine, les vignes qui bordent mon jardin et s'étendent à perte de vue. Le soleil de Provence réchauffe la cuisine et mon cœur, à moins que ce ne soit le four que Maman vient d'ouvrir. Hmm, une tarte, ma préférée. Thon, tomates, moutarde. Simple, parfaite. Ouvre les yeux.

 

LES INGRÉDIENTS :

  • une pâte feuilletée (maison ou pas)
  • 2 généreuses cuillères à soupe de moutarde
  • une boîte de 140g de thon au naturel
  • 3 tomates
  • 20cl de crème liquide
  • sel, poivre
  • 60g de gruyère râpé
  • du parmesan en copeaux
  • du basilic

LA PRÉPARATION :

Après avoir appris au chaton à voler d'un bout à l'autre de la cuisine, à défaut de l'avoir laissé voler du thon, je préchauffe mon four à 200°C.

Je fonce le moule à tarte avec ma pâte préalablement étalée, et je pique le fond à l'aide d'une fourchette.

Je badigeonne ce même fond de moutarde, et j'y dépose le thon égoutté et émietté.

Les tomates, ensuite : je les découpe en fines rondelles dont j'enlève le cœur et les pépins afin qu'elles ne rendent pas trop d'eau. Et je les dispose joliment dans le moule.

Je sale, je poivre, je répartis mes copeaux de parmesan et mon gruyère.

Enfin, je verse la crème et je parsème de basilic émincé.

J'enfourne pour 30 minutes environ.

Et un peu plus tard, en déposant le plat sur la table familiale, ma table, je regarde mes enfants. Leurs yeux rigolards, leurs sourires, les boucles blondes de l'une et la jolie frange de l'autre. Elles m'observent, et leurs regards se posent sur la tarte de mon enfance et de la leur. "Ça sent bon, Maman !" Si vous saviez ...


Ca va s'arranger ... (avec du rhum dedans)

Attention : cet article est interdit aux moins de 18 ans.

Car il paraît que l'alcool n'est pas bon pour les moins de 18 ans, voire même interdit.

A 18 ans et 1 jour, en théorie donc, tu peux te prendre la murge de ta vie, vomir tes tripes sur le tapis en laine de lama doré à trois pattes tufté main de tes parents, tu peux émerger au petit matin, vers 13h quoi, sur ce même tapis avec une haleine de fennec frelaté et articuler un pénible "merde, mais t'es qui toi ?" à la personne qui gît là, nue comme un ver(re ?), et dont les yeux disent merde, aussi, mais l'un à l'autre plutôt qu'à toi.

Mais avant ça, point d'alcool, petit fou. (Et après ça non plus, probablement.)

Bon. Jeune presque-mais-pas-encore adulte, passe donc ton chemin. Quant à toi, vieil ex-adolescent boutonneux ou pas, d'ailleurs, tu peux rester. Je te rappelle néanmoins que (en théorie) boire de l'alcool c'est mal, que (en vrai) l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, et que (bien sûr) tout est question de modération.

Tu sais quoi ? Le rhum, ça ne fait pas que parfumer la pâte à crêpes. Ça sert de base à une foultitude de cocktails bien sympathiques, et ça peut aussi s'arranger, se parfumer avec des épices pour se déguster tout seul (ou accompagné, c'est mieux).

Je tiens cette recette de mon papa, qui n'a rien d'un gars des îles, étant plutôt du type ardéchois, avec une légère touche provençale et quelques gouttes de haut-Alpin dedans. Mais bref, un soir de beuverie repas en famille où je me plaignais d'avoir soif, il m'a dit : "t'inquiète pas ma fille, ça peut s'arranger". C'est qu'il est drôle, mon papa. Et une bouteille de rhum plus tard, crois-moi, il est encore plus marrant.

Je ne lui ai pas demandé la recette le soir-même, ou du moins je ne m'en souviens pas, ni de lui avoir demandé, ni même de la recette. Enfin, maintenant si, je m'en souviens, de la recette. Profitons-en, ça ne va peut-être pas durer. Je vais l'écrire, ce sera plus sûr.

Pour une bouteille de 70cl de rhum arrangé à la Spipile and Co ...

LES INGRÉDIENTS :
  • 2/3 de rhum agricole blanc (à 50°C) soit 47 cl
  • 1/3 de sirop de sucre de canne soit 23 cl
  • 2 bâtons de cannelle
  • 1 gousse de vanille
  • une quinzaine de grains de café



LA PRÉPARATION :  

Pas bien compliquée, puisqu'il suffit de mettre tous les ingrédients dans une bouteille, de fermer, et de ... patienter. Il faut penser à l'agiter de temps à autres, c'est tout ... Au bout de 3 mois au minimum, le nectar est prêt.

Ma préparation a "infusé" 5 mois, et c'est un régal. Le rhum est ultra parfumé, et il a pris une magnifique couleur ambrée, c'est merveilleux.

A la tienne ! (et avec modération, tout ça.)






30 octobre 2013

Tarte aux framboises sur fond de sablé breton

Je suis en VACAAAAAAAAANCES !!!! Pardon pour tes tympans, mais purée, ça fait du bien.
Une semaine avec mes filles, donc pas exactement des vacances de type "glandouille et farniente". Une semaine pour souffler, se reposer, profiter, cuisiner, écrire, jouer, et râler, un peu, parce que mes filles sont des enfants, des sœurs, des monstro-plantes, de petits dictateurs en jupette et couettes.

Une semaine pour sortir de la routine et des transports en commun, une semaine à me faire enguirlander par mes enfants, au lieu de futurs ex-clients mécontents. Une semaine à ne pas être en apnée. Respire.

Une semaine pour reprendre contact avec ce blog, laissé un peu solo ces derniers temps.
Et quoi de mieux, pour renouer des liens, que de partager un bon dessert ? Une simple tarte, où la délicieuse acidité des framboises se mêle à la douceur d'une crème vanillée. Un mariage de fruits fondants et d'un fond sablé, comme un palet breton, où la fleur de sel picote le bout de la langue.

Tiens, donne-moi ton assiette, je t'en sers une part ?




NDLR : voilà ce que j'avais commencé à écrire lundi, naïve et pleine de l'espoir que cette semaine de coupure tiendrait toutes ses promesses. Et mardi, une invitée surprise m'a fait l'honneur, que dis-je, l'indicible plaisir de venir squatter dans mes confortables intestins, j'ai nommé : la gastro. Normal, quoi. 
Comme je sais, contrairement à mes filles, viser la cuvette avec beaucoup d'adresse, je n'ai pas eu à éponger quelque liquide que ce soit, ce dont je me réjouis ("euh, pas trop vite", me dit-on dans l'oreillette). En outre, ces mêmes filles ont dû avoir pitié de leur pauvre mère, dont la tronche rappelait étrangement un déguisement d'Halloween avant l'heure. Elles ont donc été relativement adorables et m'ont laissé dans mon état semi-comateux toute la journée, sans bastons, hurlements et bêtises en tout genre (ou plus probablement, je n'ai rien entendu, toute léthargique que j'étais).

Bref, après une journée d'agonie et d'un régime composé d'une canette de coca et d'une fourchette de riz, je suis quasi sur pieds, prête à reprendre le fil de ma recette. Youhou !

Où en étais-je ... Ah oui, les ingrédients.

LES INGRÉDIENTS (donc) :
  1. Le fond de tarte
J'ai simplement adapté ma recette des sablés bretons, que tu peux retrouver ici, pour en faire un sablé géant, dont j'ai garni un moule à charnière (pour faciliter le démoulage). Je te remets les ingrédients :
  • 215g de farine
  • 180g de beurre mou
  • 150g de sucre
  • 50g de jaunes d’œufs (soit environ 3 gros)
  • 7g de levure (2/3 de sachet)
  • 8g de fleur de sel
  • 1/2 gousse de vanille  
   2.  La crème pâtissière (du Chef Nini)
  • 25cl de lait
  • 1 gousse de vanille
  • 1 jaune d’oeuf
  • 30g de farine
  • 40g de sucre
  • 1/2cc de pastis (oui oui !)
   3. Les fruits :
  • 300g de framboises fraîches ou décongelées

LA PRÉPARATION :  

Feignasse je suis (et convalescente, souviens-toi), je copie colle donc la préparation du fond de tarte de ma précédente recette.


Le beurre doit être bien ramolli, car tu as pensé à le sortir du frigo 1/2h avant la recette (ou plutôt, tu l'as passé discrétos quelques secondes au micro-ondes)

Malaxe le avec le sucre, la fleur de sel, et gratte l'intérieur de la gousse de vanille dans le mélange.

Ajoute la farine et la levure, mélange du bout des doigts. Tu obtiens une pâte dont la consistance est très sableuse.

En dernier lieu, les jaunes d’œufs vont te permettre d'amalgamer tout ça, et obtenir une pâte légèrement grassouillette.

Place ta boule de pâte au frigo pendant une bonne 1/2 heure. Ce qui te laisse le temps de préparer la crème pâtissière ...

La crème, donc.

Porte à ébullition le lait avec les graines de vanille que tu auras grattées de l'intérieur de la gousse, et la gousse elle-même.

Pendant ce temps, dans un récipient, bats le jaune d'oeuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajoute ensuite la goutte de pastis (si tu veux) et la farine. 

Verse sur ce mélange le lait vanillé bouillant, fouette, fouette, remets le tout dans la casserole sur feu doux en continuant de fouetter jusqu'à ce que la crème épaississe et que, dit le Chef Nini (et moi-même), le fouet laisse une trace au fond de la casserole. 

C'est prêt, laisse maintenant refroidir ta crème et hop, au frigo. On en profite pour récupérer la pâte sablée.

Place ta boule de pâte entre 2 feuilles de papier sulfurisé, et étale-la au rouleau, sur une épaisseur d'environ 1cm.

Fonce ton moule, et enfourne à 180°C, pour 30 minutes environ.
Avant ...

... et après.
Laisse refroidir le fond de tarte, garnis-le de la crème pâtissière puis, au dernier moment de préférence, dépose joliment tes framboises (préalablement dégelées et épongées dans du papier absorbant le cas échéant). Si tu prépares ton dessert à l'avance, conserve-le au frais, et sors-le un petit 1/4 d'heure avant de servir.

L'appétit me revient ... 







9 octobre 2013

Cake d'automne pommes, miel et noix

En fait, dans la vie, la vraie, je ne suis pas une grande bavarde. Exception faite de ce blog, où il faut toujours patienter une bonne cinquantaine de lignes avant de pouvoir (enfin) trouver les ingrédients de la recette, exception faite des fois où j'ai un clavier ou un stylo sous la main, je ne suis pas une grande communicante.

Alors, une fois n'est pas coutume, je vais aller à l'essentiel. Puisqu' après tout, il y a de fortes chances pour que tu sois tombé(e) sur cette page parce que tu cherchais ... une recette. Logique.

L'été semble tellement lointain, et que dire de mes tongs ... (soupir) Pour être raccord avec la météo, je te propose donc un cake moelleux, aux saveurs d'automne. 
 

Sans transition, les ingrédients. Paf, comme ça, oui, parfaitement. (tu noteras que je suis obligée de blablater quand même)

LES INGRÉDIENTS pour 6/8 personnes (Paf.) :
  • 170g de farine
  • 100g de sucre
  • 60g de miel liquide
  • 3 œufs
  • 1/3 de sachet de levure
  • 150g de beurre demi sel
  • 2 pommes
  • 1 grosse poignée de cerneaux de noix
  • 1cc de mélange pour pain d'épices

LA PRÉPARATION :

Préchauffage du four à 180°C ...

Dans un saladier, bats les œufs avec le sucre et le miel jusqu'à obtenir un mélange lisse. Ajoute la farine et la levure en pluie, et mélange de nouveau en évitant les grumeaux. Fais fondre ton beurre, et rajoute-le à ta préparation.

Concernant les pommes, j'ai choisi d'en couper une et demie en petits dés, et de râper la dernière moitié dans l'appareil.

Hache très grossièrement les cerneaux de noix, verse-les ainsi que les pommes et les épices dans le saladier, mélange une ultime fois.


Beurre et farine si besoin un moule à cake, remplis-le de ta préparation qui fleure bon la cannelle, et hop, au four pour 45 minutes.



Voilà, ne te reste plus qu'à t'imaginer, dans 45 minutes, dégustant une belle tranche de ce gâteau moelleux et parfumé accompagnée d'un thé bien chaud, lové(e) sur ton canapé et enroulé(e) dans ton plaid préféré. Ah, on me signale qu'il ne fait pas encore -10°C dehors. Mais tu t'y voyais, hein ?


28 septembre 2013

Brochettes de porc à la vietnamienne - Marcel stories

... ou, comme on dit chez nous, brochettes à la Marcel. Mouais, ça fait pas très vietnamien, je te l'accorde. On aurait pu les appeler brochettes à la Van Loc, illustre vietnamien marseillais s'il en est, et ça aurait paru plus exotique, mais finalement, Van Loc, en vrai, il s'appelait Georges.

Georges, le vietnamien de Marseille.

Marcel, en fait, tout comme Van Loc, a vraiment existé, et existe toujours (lui). Mais son style à lui, c'est autre chose. Marcel est le roi de la brochette et du gag , le génie du rouleau de printemps et de la situation ubuesque. Il manie aussi bien les baguettes qu'un sens de l'humour désopilant quoiqu'involontaire. Marcel est un excellent cuisinier, et surtout, surtout, Marcel est un comique qui s'ignore. Et si son public est limité à notre famille (et la sienne, mais qui ne devait pas non plus en saisir toutes les subtilités), il lui voue néanmoins une admiration sans bornes.

Marcel, depuis des temps immémoriaux, et jusqu'à ce que son épouse trouve son humour un peu limite, lui préférant un type moins atypique, fut l'illustre voisin de mes beaux-parents. Ses faits d'armes alimentent aujourd'hui encore tous les repas de famille, entre la poire et le fromage, et mon beau-père, tel un troubadour, se plaît à nous en conter les meilleurs.

Car oui, lorsque l'on conseillait à Marcel de peindre sa clôture de jardin "à la main", Marcel plongeait directement les mains dans le pot de peinture pour en badigeonner consciencieusement chaque poteau de bois, s'enfilant quelques échardes au passage.

Oui, lorsque Marcel s'essayait aux jeux de mots, l'expression "tant qu'à faire, disait la repasseuse" (hahahaha !!!! - hum, pardon) se trouvait transformée en "tant qu'à faire, disait le fer à repasser !!!" Non, Marcel, un fer à repasser ne parle pas.

Mille fois oui, les travaux publics n'avaient aucun secret pour Marcel. Une dalle en béton, ça s'égalise à coups de pelle.

Marcel, ce voisin rêvé, celui qui, lorsque ta servitrice à la tronche enfarinée et à la nuisette mal ajustée ouvrait les volets de (trop) bon matin, l'accueillait depuis son jardin d'un (trop) sonore bonjouuuuuuur, le bras levé jusqu'au ciel et le sourire jusqu'aux oreilles.

Marcel, pilote émérite, capable de conduire sa voiture sans les mains, ni les pieds, qu'il passait systématiquement et simultanément par la fenêtre de son véhicule pour te saluer, lorsque tu avais le bonheur (l'angoisse ?) de le croiser sur la route.

Marcel et ses brochettes. Car enfin oui, il faut y venir, et c'est certainement le meilleur.

LES INGRÉDIENTS pour 6 personnes :
  • 1,2 à 1,5 kg de rouelle de porc désossée et dégraissée
  • des feuilles de salade
  • des feuilles de menthe fraîche (facultatif)
  Pour la marinade
  • 2 oignons hachés
  • 3 gousses d'ail hachées
  • 2 belles cuillères à café de citronnelle émincée
  • 1 cuillère à café d'épice 5 Parfums
  • du Nuoc Man
  • du poivre
Pour la sauce

  • 1 cuillère à soupe de l'oignon précédemment haché
  • 1/2 cuillère à café de l'ail haché
  • 1/2 cuillère à café de sucre en poudre
  • 6 cuillères à soupe de Nuoc Man
  • 3 cuillères à soupe d'eau
  • le jus d'un citron (soit 5cl environ)
  • une pointe de couteau d'épice 5 Parfums
  • 1 ou 2 piments de Cayenne si vous êtes des costauds

LA PRÉPARATION  :

Simple comme Marcel.

Il suffit de couper la viande en cubes de 2cm de côté environ. Dépose-là dans un saladier. Ajoute les oignons hachés, dont tu auras pris soin de réserver une bonne cuillère à soupe dans un bol, pour la sauce que tu préprareras ensuite.

Ajoute ensuite l'ail, haché et dont tu garderas 1/2 cuillère à café dans le bol destiné à la sauce.

Au tour de la citronnelle, puis des épices et du poivre. Mélange, et ajoute ensuite le Nuoc Man. Je n'ai pas précisé la quantité, mais la viande doit être bien mouillée, sans excès, sans baigner.



Malaxe, à la main. Comme Marcel et sa peinture. Plonge les mains dans le saladier, tu peux y aller, n'aie crainte. Tu ne seras pas ridicule.

La viande doit mariner pendant au moins 4 heures, au frais. Mais déjà, les parfums qui exhalent de ce mélange doivent te transporter bien loin de ta cuisine.

Pour la sauce qui accompagnera ton repas, il te suffit de mélanger à l'oignon et l'ail réservés tous les autres ingrédients : sucre, Nuoc Man, eau, citron, épices et piment. Si piment il y a, il s'agit de petits piments déshydratés, à écraser entre tes doigts. Conseil : évite de te frotter les yeux juste après (et même longtemps après), ou émince-les finement au couteau.


"Dis donc, ça a l'air bon !"
Réserve la sauce.

La viande ayant assez mariné, enfile mes morceaux sur des pics à brochette (en métal, pour ma part), et fais moi griller tout ça au barbecue. Le temps de cuisson dépend du type de barbecue (électrique, gaz ou charbon), mais s'agissant de porc, la viande doit être cuite à coeur.

La dégustation, enfin : tu peux enrouler chaque morceau de viande dans un feuille de salade, arroser de sauce et t'envoler quelque part par là. Accompagné de riz parfumé, type Thaï, c'est un pur bonheur.

Tu manges ...


... et tu t'envoles.





Quelques petites précisions utiles :

La recette peut être réalisée avec du filet de dinde ou de poulet.

Si comme moi tu décides de faire des brochettes un jour où il pleut ... transforme le tout en un sauté de porc à la vietnamienne tout aussi délicieux. Fais revenir la viande marinée dans une sauteuse, laisse mijoter un petit quart d'heure ... Le tour est joué.



Les épices et la citronnelle se trouvent facilement en grande surface. J'utilise ceci :
  
Au rayon produits du Monde
Au rayon épices

Mais tu peux utiliser de la citronnelle déshydratée comme ça :

Bon appétit, et Big Up Marcel !

23 juin 2013

Gâteau choco-poires express au micro-ondes

Il semblerait que le printemps m'ait entendu. Il était temps, puisqu'on est en été. Du coup, histoire de bien se rattraper, il nous a balancé du 38°C à l'ombre dans la tronche. Ok, merci, fallait pas. Vraiment pas.

Manque de pot, l'arrivée de la canicule dans mon patelin coïncide avec le mois de juin, ses anniversaires (en fait, un seul mais Choupinette a fêté ses 5 ans au moins 5 fois. Je languis les 20 ans.), pestacles, kermesses et fêtes en tous genres. Comme ma chère Cécile, il a fallu se mettre aux fourneaux ... mais sans faire fonctionner le four. 
 
Point de quiche. Rien que du sucre, du chocolat, du léchage de cuillère, et du micro-ondage. Du bon, du rapide, du parfait pour les mioches gourmands et les mamans pressées (ou l'inverse). En 15 minutes chrono, cuisson comprise.
 
En version individuelle

LES INGRÉDIENTS (pour 6 à 8 personnes) :
  • 200g de chocolat à pâtisser
  • 20cl de crème fraîche liquide
  • 2 œufs
  • 100g de sucre glace
  • 100g de farine
  • 1/4 de sachet de levure chimique
  • 1 grosse boîte de poires au sirop

LA PRÉPARATION :

Pas de préchauffage du four ... C'est pas cool, ça ?

Dans un saladier, casse le chocolat en petits carreaux, et ajoute la crème liquide. Et zou, au micro-ondes à fond, 1 minute, puis on remue, et encore une minute.

Ajoute ensuite les œufs, un par un, en mélangeant bien entre chaque.

Verse le sucre glace, et remue bien. Enfin, ajoute la farine et la levure, et mélange encore.

Égoutte les demi-poires, découpe les en petits dés, et incorpore-les à la pâte. Voilà, c'est prêt.

Verse le mélange dans un moule en silicone, ou un moule en pyrex (beurré et fariné), et re-zou, au micro-ondes à 750W.

Attention, cuisson très compliquée, hyper longue : d'abord 5 minutes, puis on laisse reposer 1 minute, et enfin on remet à même puissance 4 minutes. En version individuelle, dans des ramequins en pyrex, compte 2 minutes de cuisson, repos, puis de nouveau 1 minute.
 
C'est cuit (mais ça, tes narines frétillant à la moindre effluve chocolatée te le disent déjà)

Le dessus reste légèrement humide, l'intérieur est moelleux à souhait, la douce note de poire se mêle parfaitement à la force du chocolat.


 
Merci à Nath pour cette recette géniale ! Et joyeux 5 ans à mon petit chaton des sables ...
 
 
Happy five !
 

2 juin 2013

Le retour de la Momie : Tresse feuilletée confit d'aubergines, jambon et Boursin

Le printemps nous faisant définitivement la tronche, je poursuis mon hibernation, telle la fameuse marmotte des Hautes Alpes. Seul le bout de carotte entre les dents me fait défaut, car il fait beaucoup trop froid pour manger des crudités.

De temps à autres, je me réveille pour aller cuisiner et manger un peu, car contrairement à mon amie la marmotte, je ne vis pas sur mes réserves (mais je pourrais, ne te leurre pas. Ce n'est pas en faisant des cookies et des muffins que l'on se forge une taille mannequin, pour mon plus grand malheur.)


Mais en bonne feignasse, ou en grave manque d'inspiration, je me contente de tester les recettes des copines qui, elles, sont en pleine forme de ce côté là.


Ma petite Lulu m'a donc récemment alléchée de quelques photos négligemment envoyées sur mon smartphone de ce qu'elle a joliment appelée ... une momie. Au début, j'ai bien cru que c'était moi qu'elle traitait de la sorte, et j'allais lui dire que je préférais grandement hiberner au grand air montagnard plutôt que moisir dans mes bandelettes au fin fond d'une pyramide. Puis, en y regardant de plus près, je me suis ravisée. Et j'ai eu faim.





Ma Lulu m'expliquait simplement comment fabriquer une jolie tresse de pâte feuilletée, garnie de confit d'aubergines, de jambon et de Boursin. Je l'ai donc remerciée, lui promettant une célébrité prochaine sur le World Wide Web. Lulu, ton heure de gloire a enfin sonné.


LES INGRÉDIENTS :

  • une pâte feuilletée toute prête
  • une boîte de confit d'aubergines
  • 1 oeuf + 1 jaune pour le dorage
  • 2 tranches de jambon
  • 1/2 boîte de Boursin
  • 100g de gruyère râpé

LA PRÉPARATION :


Préchauffage du four à 200°C ...


Petite opération de découpage, d'abord : étale ton rond de pâte feuilletée sur une plaque à pâtisserie en laissant le papier sulfurisé, et découpe des lanières horizontales, d'environ 1,5 cm de large, de chaque côté, laissant intacte une bande verticale au centre de la pâte sur environ 12 cm de large.


Dans un saladier, bats l’œuf, et mélange avec le confit d'aubergines et le jambon découpé en dés. Dépose cette garniture au centre de la pâte. Par dessus, mets des cuillères de Boursin sur toute la longueur, puis parsème de gruyère râpé. Il faut ensuite refermer la momie en tressant les bandelettes : il suffit de les croiser les unes sur les autres, en alternant gauche et droite.


Comme Lulu est merveilleuse, elle a fait des photos, pour que mes explications aussi peu claires que le fond de ma caverne prennent tout leur sens.



Copyright Lulu

Il suffit ensuite de dorer cette jolie momie au jaune d’œuf, et de l'enfourner durant 30 minutes environ.

Elle a pris de belles couleurs ...




Bien sûr, on peut faire des tresses à ce que l'on veut, l'important étant juste de ne rien mettre de liquide en garniture. Ici, un oeuf est largement suffisant. J'ai tenté avec deux, mais cela faisait trop et avait tendance à vouloir s'échapper de la tresse. Du coup, j'en ai profité pour faire une omelette avec ce qui me restait.


Sur ce, je retourne piquer un petit roupillon. On n'oublie pas de remercier ma p'tite Lulu hein ... et de m'envoyer des idées de recettes ?

Édit du 4 juin : Lulu me précise que c'est sa belle-fille préférée qui est une pro du tressage de pâte feuilletée ... Et vous savez quoi ? En plus d'inventer de jolies recettes, cette gentille belle-fille est une photographe de talent (ça, c'est moi qui le précise). Je vous laisse en juger vous-même : c'est par ici !




24 avril 2013

Nutella II, le retour.

(Bâille)(Étire) Aaahhhhhhhhh .... Tiens, salut ! T'es encore là ? Mais c'est super sympa d'être resté ! Moi ? Oh, j'hibernais. Ben oui, je suis Ourse ascendant Marmotte. Option somnambule. Puisque je cuisinais (quand même).

Je bâille. Tiens, j'ai un reste de carotte entre les dents ...

NB : la photo est authentique (j'ai une sale tronche au réveil). Si vous voulez voir des marmottes en vrai, et leur gratter le menton, ça se passe à Montdauphin, dans les Hautes-Alpes ...

Pendant mon sommeil hivernal, pour tenter de me réchauffer un peu le moral, je me suis lancée les yeux fermés dans un nouvel essai de Nutella maison. Le premier n'était pas vraiment à la hauteur de mes attentes, même si Papacube l'avait trouvé bon ... Cher Papacube, à tes tartines, le Nutella nouveau est arrivé. Plus goûteux, plus fort en noisettes, plus chocolaté, à pleine cuillère il te faut le déguster. (Oui, je suis poète. Pouët)

Inspirée par Ottoki et son merveilleux site, elle même inspirée par La Cuisine de Bernard, non moins merveilleuse, j'ai d'abord fait une pâte de noisettes, à laquelle j'ai ensuite rajouté du chocolat fondu, du lait en poudre, et de l'huile végétale, suivant la liste des ingrédients de mon fidèle pot de vraie pâte à tartiner.

Simplissime, mais il te faudra être armé d'un robot, pour la pâte de noisettes.

LES INGRÉDIENTS pour un pot de 350g environ :
  • 100g de noisettes
  • 100g de sucre glace
  • 125g de chocolat noir
  • 1cs de lait demi écrémé en poudre
  • 2cs d'huile végétale neutre (ou mieux, de l'huile de noisettes)

LA PRÉPARATION (25 minutes à tout casser):

D'abord, la pâte de noisettes. Elle se compose de noisettes grillées et pelées, mixées avec du sucre glace jusqu'à l'obtention d'une pâte tartinable. 

Étale tes noisettes sur la plaque du four, et zou, à 180°c, pendant 10 minutes environ. Ça sent bon ... Mets les ensuite dans un torchon et frotte-les les unes contre les autres. La peau se détache toute seule, c'est magique.

Dans le bol du robot (puissant, le robot, quand même), mets tes noisettes grillées, le sucre glace, et mixe, à fond, jusqu'à ce que tu obtiennes une pâte à tartiner. Je n'ai pas pris des photos des étapes par lesquelles le mélange va passer (j'hibernais, je te le rappelle), mais je t'invite à aller zieuter ici.

Bien sûr, la pâte de noisettes est utilisable telle quelle, en tartine, entre 2 biscuits sablés, dans un gâteau roulé, ou dans plein d'autres choses que te dicteront ton imagination et ta gourmandise.

Mais si tu veux obtenir du Nutella, il te faut résister. (Pose moi cette cuillère.)

Deuxième étape, donc : fais fondre le chocolat au bain-marie. Lorsqu'il est fondu, tout beau, tout lisse et tout brillant, ajoute le lait en poudre, mélange ...

Verse le choco-latte (do you speak italien ?) dans le bol du robot, sur la pâte de noisettes (ou ce qu'il en reste ...), ajoute l'huile. 

Je n'ai personnellement mis qu'une cuillère à soupe d'huile, parce que c'était une première tentative et que je ne savais pas quelle quantité était nécessaire pour garder un Nutella "souple". Finalement, je pense qu'il faut en ajouter encore, car en refroidissant, la pâte à tartiner se solidifie. Donc 2 voire 3 cuillères à soupe d'huile ne me paraissent pas superflues.

Un coup de mixer pour mélanger le tout ... Et tu peux remplir un bon pot à confiture de cette délicieuse préparation. Tu peux attaquer directement à la cuillère, si ça te fait plaisir.




Tu noteras que je n'ai utilisé que des ingrédients du placard, qui permettront de conserver ton Nutella hors du frigo. Combien de temps ? Aucune idée. Aussi longtemps que tu seras capable de résister.

Alors, qui se lance ?


Hummm, des choco-BN maison ...


2 avril 2013

Quand Spipile (con)court ...

Allez, il est 18h46, les enfants doivent être à table dans 14 minutes ...

Ça me laisse juste le temps de te dire que j'ai oublié de te dire qu'il y a 1 mois, je me suis inscrite à un concours de blog culinaire. Comme ça, pour rigoler. Mais si tu le sais pas, c'est pas très rigolo, en fait.

Bon, autant te dire que depuis un mois, même Spipile a oublié de voter pour elle-même (et Spipile parle d'elle-même à la 3ème personne ... Oups.)

Alors, si tu ne sais pas quoi faire de ton index, tu peux toujours cliquer. Et partager, si ça te fait plaisir. Parce que moi et les réseaux sociaux, ça fait 2, voire plus. Alors question visibilité, on repassera :)
Et en plus, c'est l'occas' de découvrir plein d'autres chouettes blogs de cuisine, et des recettes qui font baver ... Ne me remercie pas.

Mais moi par contre, je te remercie d'avance !

T'as plus qu'à cliquer.

Edit du 03/04 : j'ai oublié de te préciser que tu as droit à un vote par jour et par adresse IP. J'ai aussi oublié de te préciser que le principe est de désigner chaque mois un blog gagnant, lui permettant de participer à la finale, et ce jusqu'en octobre. En fin d'année, un ultime vote départagera les 10 finalistes. Et j'ai enfin oublié de te préciser que le grand gagnant remporte ... un Thermomix. Autant te dire que je ne fais pas ça pour le cadal hein ;)

(pourquoi je fais ça, au fait ?) (ah oui, pour le fun)

8 mars 2013

Pizza au thon et aux câpres

Cette semaine, j'étais en vacances, histoire d'éviter à mes fifilles de devoir se lever chaque matin à 6h45 pour aller larver chez la nounou. Et histoire, aussi, de me refaire une santé, parce que cet hiver qu n'en finit pas, je n'en peux plus, je le maudis, je le hais, il me sort par les trous de nez, il me mine. Je ne suis pas la seule dans ce cas, d'ailleurs ... 
Car même si être en congés ne signifie pas grand soleil, chapeau de paille et petit débardeur, cela veut au moins dire pas de réveil qui sonne à 6h pétantes, et pas d'autre obligation que de m'occuper de mes enfants, de ma maison (un peu), et que de faire la glandouille entre 13h30 et 16h.

Plutôt cool, donc. Et tellement nécessaire qu'il m'a fallu jusqu'à jeudi pour avoir de nouveau envie de faire autre chose que le zombie devant d'insipides téléfilms durant l'après-midi. Et surtout, pour avoir de nouveau envie de cuisiner. Ça craint.

En fait de cuisine, pour faire plaisir aux demoiselles Spipile (et pour changer des pââââââtes qu'elles m'ont réclamées toute la semaine), je me suis remise aux fourneaux pour enfourner une pizza aux ingrédients du placard.

Du thon en boîte, des câpres, du coulis de tomates, de la mozza, 2/3 olives et une lichette de crème ... Ça donne ça :
T'en veux une part ?  Ben va falloir bosser (un peu).

LES INGRÉDIENTS (pour une pizza) :
  • une pâte à pizza (maison et rapide, c'est par ici)
  • une moyenne boîte de thon au naturel
  • du coulis de tomates
  • 1 échalote hachée (ou de l'échalote surgelée)
  • 1 belle cc de câpres
  • de la mozzarella râpée (ou de l'emmental)
  • 5cl de crème fraîche liquide
  • quelques olives noires
  • sel, poivre

LA PRÉPARATION :

Préchauffe ton four à 220°C.

Étale ta pâte à pizza sur la plaque. Et garnis généreusement : le coulis, puis la mozza. Ajoute ensuite le reste des ingrédients : le thon bien égoutté, les câpres et l'échalote artistiquement disposés, une belle spirale de crème fraîche, et les olives pour la touche finale. Un p'tit tour de moulin à sel, à poivre, à ce que tu veux.



NB : oui, je mets le fromage AVANT le reste des ingrédients. J'ai chopé cette technique après de longues heures d'observation des gentils employés de D*mino's Pizza (parce que je mange aussi de la pizza pas maison, ouais). 
Elle a l'avantage de te permettre de voir avec quoi tu as garni ta pâte. Pratique si tu as fait une pizza au thon (miam) et un pizza andouillette / saucisse de morteau / patate / oignon (beurk) et que tu peux éviter des fouilles archéologiques sous la chape de gruyère fondu pour savoir si tu vas te régaler ou t'étouffer (quoiqu'à l'odeur, tu dois pouvoir te repérer. A 10 km, au moins.)

Et surtout, c'est plus esthétique, non ?

Revenons à nos (mou)thons. 

Ne te reste donc qu'à enfourner pour 12/15 minutes, puis à déguster avec une jolie salade verte, et un petit verre de rosé bien frais (avec modération. Pas une pinte, donc. Et du sirop de fraise pour les enfants, ça me paraît mieux).



Ça marche aussi avec des carottes.
  C'est le printemps, là, non ?



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Pâte à pizza pour les pressés

Je suis toujours pressée. Non pas parce que je suis speed de nature, non. Houlaaaa, non. Plutôt parce que je suis un modèle de désorganisation, et que la plupart du temps, je ne fais les choses que dans l'urgence, à la dernière minute (seconde), quand c'est (presque) plus l'heure.

Donc le bain des enfants à 18h59, c'est mon style. La préparation du repas à 18h59, c'est carrément mon style aussi. Du coup, 18h59, c'est un créneau un peu chargé. Alors que le créneau 18h30 - 18h58, qui aurait allègrement pu être utilisé pour le bain ET le repas, a été joyeusement gaspillé en zonage sur les blogs des copains / recherche de recette inutile car-ce-soir-c'est-soupe-mais-tiens-c'est-chouette-ce-truc-j'ai-bien-envie-d'essayer / partie de Ruzzle endiablée sur mon iPomme.

Bref, pour pallier à cet évident manque d'efficacité, je me dois de trouver des recettes ultra-rapides à réaliser (ou d'ouvrir une boîte de conserve). Et bonnes, hein, aussi.

J'ai donc trouvé sur le net, testé et approuvé cette préparation de pâte à pizza sans levée, prête en 5 minutes chrono. Oui, je suis une adepte du "5 minutes chrono", souviens-toi ...

N'oublie pas de garnir ta pâte, hein, c'est mieux. Comme je suis sympatoche, va voir ici, pour une petite pizza au thon et aux câpres toute simplette.

Enfile ton tablier, sinon tu vas te coller de la farine de partout (je te connais, va)

LES INGRÉDIENTS (pour une pizza) :
  • 1/2 sachet de levure de boulanger déshydratée
  • 10cl d'eau tiède
  • 200g de farine
  • 1cc d'huile d'olive
  • 1/2cc de sel
LA PRÉPARATION :

Houlaaaaa, très compliquée. Et au Thermomix pour la feignasse que je suis. On va pas se salir les mains non plus !

Mélange la levure dans l'eau tiède (pas chaude, sinon couic la levure), et laisse reposer le temps d'aller chercher les autres ingrédients.

Ajoute la farine, l'huile et le sel, et pétris 5 minutes à la main (ou 1 minute fonction épi dans le TM).

Pour ma part, dans le TM, comme cela manquait un peu d'eau, j'en ai ajouté une lichette et lancé la fonction épi pour 30 secondes supplémentaires.

Et voilà, une jolie boule à fariner et étaler, puis à garnir à ton goût ... Pour la cuisson, 13 minutes à 220°C.


Tu as faim, là, non ? Attends, que je te montre ma recette de pizza au thon ...