28 décembre 2014

Feuilletés façon raclette - recette détox

Ahhh, Noël ... Noël et son cortège de cadeaux, sa farandole de guirlandes lumineuses, sa procession de foie gras en bloc, entier, mi-cuit, poêlé, sur pain d'épices, au confit de figues, sa ronde de desserts, les 13 si vous êtes de Provence, la bûche glacée ou pâtissière, les biscuits et bredele, mandarines, papillotes, chocolats en tous genres.

Noël et sa succession d'orgies (alimentaires, je précise, hum.). Noël que vous avez fêté 3, 4 fois selon la (re)composition de votre famille. A coups de chapon, saumon fumé, raclette (vous n'êtes pas à cheval sur les traditions). Je vous vois, devant votre écran. Vous avez mal à l'estomac, vous êtes barbouillés. Vous avez vomi (blurp) et accusé les huîtres, alors que vous aviez un peu abusé de la picole en vous resservant 3 fois de chaque plat. Je sais ce dont vous avez besoin.

Vous avez besoin de DETOX. De vous laver l'intérieur, d'éliminer ces mauvaises graisses qui vous pèsent et vous empoisonnent peu à peu ... Votre corps réclame de la nourriture saine et naturelle. Ne bougez pas ... J'ai ce qu'il vous faut.

De merveilleux feuilletés façon raclette. Oui parce que bon, la détox doit être progressive hein. Faudrait voir à pas brusquer l'organisme non plus.

J'ai donc utilisé les restes de notre raclette du 3ème repas de Noël pour nous caler la dent creuse ce midi. De la pâte feuilletée pur beurre, de la patate, du fromage qui pue, du jambon cru. Que du bon, non ? Et de la salade verte, caution légume du jour, THE élément détox de la recette.


(NDLR : J'en ai perdu certains qui pensaient que j'allais VRAIMENT leur faire bouffer du brocoli vapeur et sa purée de tofu, ou l'inverse. Pardon pour la fausse joie.)

Allez, à la bouffe bon sang !

LES INGRÉDIENTS pour 4 personnes normales ou 2 personnes en sevrage difficile :

  • 4 carrés de pâte feuilletée (pur beurre, c'est très important)
  • 2 belles pommes de terre cuites (même à l'eau, c'est pas grave, on se rattrape sur le gras ensuite)
  • 4 tranches de jambon cru (avec le gras)(rattrapage)
  • 4 belles tranches de fromage à raclette
  • 1 jaune d’œuf pour le dorage (et l'index lipidique)

EN CUISINE !

On préchauffe le four à 210°C.

On dépose au centre de chaque carré de pâte et dans cet ordre : 1/2 pomme de terre coupée en dés, 1 tranche de jambon en fines lamelles et une tranche de fromage en petits morceaux.


On referme le carré en attrapant les extrémités opposées, on pince, et on dore à coups de pinceau trempé dans le jaune d’œuf battu.


On dépose les feuilletés sur la plaque, et on enfourne pour 15 minutes environ.

On n'oublie pas de décorer son assiette avec plein de salade avant de prendre une photo ("mais siiiii, regarde, c'est light !")

En haut à gauche, c'est light.

On se dit que ce n'est pas assez, et on refait 4 autres avec le reste des restes de raclette.

On se dit qu'on a trop bouffé. Mais qu'heureusement, jusqu'à mercredi midi, on pourra manger léger (ou pas).

Je vous souhaite un passage à 2015 tout en douceur, en rires et en cotillons. Prenez soin de vous (et bouffez des légumes bon sang !)

17 décembre 2014

Hibernation

Un mois déjà sans écrire ici, je crois que je n'étais jamais restée silencieuse aussi longtemps. Ce n'est pas l'envie qui manque, non. L'envie est là, toujours. J'ai des bouts de billets commencés sur mon clavier, commencés dans ma tête.Ils ne demandent pas grand chose pour être terminés. Ce n'est pas l'envie qui fait défaut. C'est l'énergie, plutôt. 

Mon corps est comme moi, il tire la langue en cette fin d'année, il voudrait bien accélérer dans la dernière ligne droite mais il n'y arrive pas. Alors pour une fois, je l'écoute, mon corps. Je me limite à l'essentiel : manger, travailler, dormir. Les enfants, bien évidemment. Ils sont mon essentiel. L'écriture sera pour plus tard.

J'ai lâché pour un temps ma #teamrunning, pour un temps seulement. Tant pis pour les progrès, tant pis pour le challenge, tant pis pour mes baskets fluos et mes tenues dépareillées. Tout cela attendra. Tout cela attendra bien l'hiver, ou le printemps.

Les vacances sont bientôt là, elles aussi se font attendre. Quel bonheur bientôt d'oublier les réveils, les cartables, les bus et la pluie, les "vite vite" et les "on est en retard". Noël arrive, il sera simple, sans chichis ni petits plats dans les grands, juste la joie d'être en famille et de déchirer tant que l'on peut tous ces papiers bariolés.

Je n'oublie pas mes blogs, ni celui-ci, ni l'autre. Eh l'autre dis, depuis qu'elle a 700 abonnés, elle est même pas fichue d'écrire une recette ... Elle est même pas fichue de faire des cookies, surtout. Le dimanche après-midi, pour tout vous dire, elle sieste.

Merci à ceux qui continuent de venir faire un tour par ici ou là-bas, pour voir si je me suis réveillée. Je ne suis pas loin, promis. Mais je vous avais prévenus : les marmottes, ça hiberne.

Avant de retourner roupiller, je vous souhaite d'ores et déjà une belle fin d'année, et des fêtes douces,  fastueuses, gargantuesques, en famille jusqu'à la quatrième génération ou en petit comité, ici, ailleurs, avec des étoiles dans les yeux et des paillettes dans les cheveux. Des fêtes comme vous les aimez. Prenez soin de vous !





16 novembre 2014

Gogole Actualités aura ma peau

Récemment, pour être bien sûr de ne plus rien entendre des mauvaises nouvelles que me balance à la tronche chaque jour / heure / minute / notification push de mon application Le MondeDauBé, j’ai eu envie d’aller me tanquer au fond d’une grotte en Moldavie du Nord en m’enfonçant des guimauves dans les oreilles et en chantant Libérée Délivrée très fort. 

Mais bon, ça faisait loin et j’avais lu des trucs aux infos sur des dissidents moldaves du Sud qui cherchaient à envahir le Nord. Et puis selon une étude récente du « Magazine de la Santé par les plantes distillées et les insectes grillés », l’abus de guimauve dans le conduit auditif pourrait provoquer un cancer des doigts de pied. Quant à la Reine des Neiges … bon, j’ai chanté quand même.

Bref, découragée, stressée, dissuadée, craignant pour ma vie, je suis restée. Mais je devais agir pour me protéger de toute cette actualité nocive et envahissante. J’ai donc décidé de boycotter Claire C., Jean-Pierre P., Gilles B., David P., Laurent D. (ahhhh, Laurent D. …) et les autres, occupant le créneau 13h – 13h30 et 20h – 20h30 de manière beaucoup plus constructive (en écrivant ce merveilleux billet, par exemple).

J’ai tenu un certain temps, pendant lequel je me suis sentie teeeeellement mieux, tellement zen, sans ce bombardement permanent de guerres / morts / virus / drame familiaux de célébrités. Parfois, j’entendais des bribes de conversation de mes voisins de tram : « J’te jure, elle l’a poignardé ! Non mais allô quoi ! », ce qui me suffisait pour rester au courant de l’essentiel de l’actualité brûlante et ne pas être larguée au café de 9h. Si j’en entendais trop, je me mettais immédiatement à penser à Elsa mangeant des guimauves dans son château de glace en Moldavie, et tout allait mieux.

Et puis un jour, j’ai été faible. J’ose à peine l’avouer ... Nous parlions radio avec mes collègues, j’essayais de faire bonne figure. Ils se sont soudain mis à me parler d’Europe 1, mais alors, avec un tel engouement, je vous jure, ça m’a … donné envie. Ça m’a chauffée. J’ai eu envie d’écouter. Carrément. Alors le lendemain matin, dans la voiture, j’ai quitté le gros co-con rigolard de mon habituelle radio trop fun hinhinhin, et j’ai zappé. Ne me demandez pas la fréquence de la station, j’ai oublié. Comme tout ce qui s’est passé ensuite. Tout ce dont je me souviens, c’est que des voix se sont élevées dans l’habitacle, soudain très sérieuses. J’ai entendu des mots comme « débat », « majorité », « gouvernement », « alliance », « Bernadette Chirac » (???). Puis plus rien. Le trou noir. Les résultats des examens médicaux faits a posteriori ont révélé que j’avais fait ce que les médecins appellent un micro-coma, une sorte d’état second dans lequel le corps se plonge pour se préserver lors d’un trop grand traumatisme. Étrangement, j’ai pu continuer à conduire et arriver à bon port. Mais la science et moi-même ignorons comment.

J’avais décidé de tirer les leçons du passé de la semaine dernière, et de ne plus JAMAIS réitérer cette « near-death experience ». Et pourtant … ce midi, pendant ma pause, je ne sais pas ce qui m’a pris. L’ennui, la fatigue, la folie. D’un coup de souris, paf, j’ai cliqué sur Google et paf, sur Actualités. Et j’y ai vu ça : 

Déçu déçu.

Miaou ?

Actu brûlante pour la rétine et les neurones

Sachez que je vous écris de l’au-delà.

13 novembre 2014

10 choses que vous ne saviez pas sur moi ...

... mais qui vont changer votre vie à jamais (vraiment jamais). Sur une idée de Sabine, reprise par Patricia, Cécile ... Lancez-vous les autres !

1/ Je suis une trouillarde, du genre trouillue 2ème dan. Petite, en cours de gym, je n'ai jamais réussi à faire un arbre droit parce que je n'arrivais pas à me lancer. Imagine, si mes bras se dérobent ! Adulte, j'ai résisté comme un putois hargneux aux sollicitations de mon motard d'amoureux qui voulait m'emmener faire un tour sur sa bécane. Imagine, si on se viande, si je penche pas / trop, si je fais pas bien le mort ! Finalement, j'ai cédé, et bordel, c'était merveilleux. J'en veux encore. Mère de famille, j'ose t'avouer que je suis toujours flippée des manèges à sensation, et que ce n'est que pour garder la face devant ma gamine de 6 ans totalement no fear que j'accepte de monter dedans (après quelques verres ou un bon Tranxène).

2/ Quand j'étais ado, mes parents, pour adoucir un peu l'amertume de leur divorce, m'ont fait plaisir en m'offrant un scooter. Tout beau, tout rouge, sortant tout juste de la concession. A part mon vélo, mais toute seule et sans témoin, je n'étais pas très à l'aise pour manœuvrer les deux-roues. Le démarrage en côte en virage à 90°, ça a un peu été mon épreuve des poteaux. Autant vous dire que je l'ai foirée (et que mon scoot affichant moins de 5 kms au compteur a mangé du mur en pierres).

3/ J'ai toujours adoré chanter. Très fort, genre Céline Dion sans sourdine. Très jeune, aussi. Mes parents ont commis une grave erreur pour leur survie auditive le jour où ils m'ont offert mon premier Walkman. J'ai occupé nos très (trop ?) nombreux trajets en bagnole du début des 90's en vocalisant de façon très éclectique sur Freddy Mercury, The Christians, Anne (la petite brunette de Disney, tu te souviens ?), Mariah Carey, et bien sûr Céline. Je m'enfermais aussi très régulièrement dans ma chambre pour pousser la chansonnette. On regrettera que les murs en placo aient une capacité d'isolation phonique totalement médiocre. J'ai accessoirement sévi dans les mariages et autres fêtes familiales. Aujourd'hui, je fais péter les watts et mes cordes vocales dans le Picasso, notamment sur « Libérée, Délivrée » ou « Ce Rêve Bleu » en chœur avec mes filles.

4/ J'aime le foot, la bière, les sports mécaniques en général et la moto en particulier (cf. point 1) Je suis capable de tenir une conversation sensée et à peu près exacte sur la dernière saison de MotoGP, je follow Valentino Rossi sur à tous les réseaux sociaux et je trépigne de joie comme une midinette quand il monte sur le podium, et ce depuis que j'ai 14 ans. Je kiffe les soirées pizza - bibine en amoureux devant un bon match de Lyon, et encore plus aller à Gerland.

5/ Je déteste les conversations fifilles sur les potins / chaussures / fringues / vernis / t'as-vu-comme-elle-a-grossi-celle-là. Mais je me soigne, à petites doses, histoire de me sociabiliser, sauf sur le dernier point qui me donne envie de foutre des coups de pelle. Toutefois, quand la première conversation du matin concerne Nabila, je me mets subitement à me balancer d'avant en arrière. Généralement, après, je ne me souviens de rien.

6/ Je ne sais pas marcher avec des talons. Mais alors, pas du tout. Sur terrain stable, ma démarche est à peu près aussi gracieuse qu'une otarie du Marineland qui vient chercher son bout de maquereau après un salto réussi. Je suis au top de la sexytude version cheville en vrac quand il s'agit de marcher dans une rue pavée et / ou en travaux. En termes de punition, je place ça à égalité avec devoir avaler une plâtrée de tripes à la mode de Caen (ou juste renifler l'odeur) (blurp).

7/ il y a quelques années, nous avions deux cochons d'Inde, deux hamsters, un lapin et un chat. Simultanément. Un des deux hamsters se prenait régulièrement pour Pouf le Cascadeur (« Han, c'est exactement c'que j'voulais faire ! ») et paf, un jour, ce fut l'accident. Il chût du plafond de barreaux de sa cage auquel il s'était agrippé, et il en garda une légère (hum) luxation cervicale qui lui valut de finir sa vie tête penchée sur le côté et de ne plus jamais trottiner en ligne droite. Il tourna en rond, toujours du même côté, probablement entraîné par son problème céphalique. Comme un motard dont la bécane va automatiquement là où il regarde (cf. point 4 qui rappelle le point 1), Quick le hamster passa donc le restant de sa vie à pencher dans un interminable virage à droite.

8/ Je suis maniaque, perfectionniste et éternelle insatisfaite. Je rêve d'un intérieur cocooné par Sophie Ferjani (et d'avoir la rousseur de sophie Ferjani). Le moindre objet déplacé me saute aux yeux, le désordre m'horripile mais j'ai des enfants donc je prends sur moi, j'encaisse, je refoule jusqu'à ce que …. PLAAAF, je me transforme en harpie hystérique, traquant le mouton de poussière, le poil de chat en pelote, le Lego solitaire traînant sous les tiroirs de lit. Le cheveu hirsute, l'œil injecté de sang, un mauvais rictus déformant mes babines humides, je pars en tressautant, armée de mon fidèle Rowenta (et d'un sac poubelle, les jours de pleine Lune). Généralement, plus personne n'ose bouger de peur de perdre un cheveu qui pourrait venir saloper mon sol immaculé (pour 30 minutes).

9/ Je n'aime pas les macarons, ni les cupcakes (sauf s'ils ont un topping Nutella), ni les gâteaux recouverts de pâte à sucre. Je trouve ça pompeux et gustativement pas terrible. Opinion que je renie aisément en regardant un épisode du « Meilleur Pâtissier » sur M6. Mais en vrai, je suis le Picasso de la décoration pâtissière, ce qui justifie amplement mon goût pour les desserts simples et rustiques (et à base de Nutella).

10/ Je rêve secrètement d'ouvrir un jour un café - livres en Bretagne. J'y ferais des tartes et des cookies, ça sentirait bon le chocolat chaud et la cannelle, et il y aurait des tas d'étagères remplies de vieux bouquins déposés et empruntés au gré de chacun. Des fauteuils confortables, des murs blancs et des illustrations de phares. À bon entendeur …

9 novembre 2014

Les soupes de Mémé Spipile : Crème de champignons (Thermomix)

Je profite de l'occas' pour inaugurer une nouvelle rubrique, puisqu'il semble que récemment, j'ai pris un bon coup de vieux

Rééquilibrage alimentaire oblige, je vais tenter de partager avec vous mes recettes de soupes, veloutés, crèmes et autres trucs qui réchauffent sa mémé. Il fait un temps de chiottes, mais comme ça ne peut décemment pas être raclette - fondue tous les soirs, il faut trouver un autre moyen de se tenir chaud. Il existe bien évidemment des techniques qui n'ont pas leur place sur un blog de cuisine, ou bien il faudrait que je mette un système de filtrage parental en place. Mais entre ça et les histoires de cookies (comme l'explique très bien notre P.A.F), j'ai d'autres chatons à fouetter.

Bref, revenons à nos chatons - moutons - champignons. Je pensais faire un bide avec ma soupe du soir, mais j'ai eu droit à des hurlements de joie lorsque j'ai annoncé le menu. Oui, d'accord, plutôt des petits cris enthousiastes, ce qui est déjà chouette. Il faut que je vous dise que mes filles me renvoient régulièrement mes goûters du dimanche dans la tronche avec un "c'est nul, y a pas de chocolat, on en veut pas" (voilà la triste réalité, nous sommes obligés de boulotter tout le goûter à deux), alors quand elles sont contentes de manger une ... soupe, je peux faire une danse de la victoire.

Allons-y pour un velouté tout doux, avec un merveilleux goût d'automne. Je crois que pour l'instant, elle fait partie de mon top 3 des soupes mioumes. La recette est issue du livre "A table avec Themomix", et je n'y ai quasiment rien changé.





LES INGRÉDIENTS pour 4 à 6 personnes :
  • 400g de champignons frais (Paris, ou tout autre champi que tu as la chance de pouvoir ramasser)
  • 1/2 jus de citron
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • 500g d'eau (soit 1/2 litre bravo !)
  • 1/2cc de sel
  • 1/2 verre à moutarde de tapioca (alors bon, tu me diras, quel verre à moutarde, y a plusieurs tailles, blabla ... un petit verre avec la Reine des Neiges ou Astérix - vintage mais tu peux les collectionner - fera l'affaire)
  • 400g de lait (je te laisse convertir)
  • 50g de beurre
  • 1 jaune d’œuf
  • 40g de crème liquide
EN CUISINE ! 

Cette recette n'est pas light, j'en conviens ... Mais toujours plus que la raclette d'hier soir. Hum.

Coupe tes champignons en lamelles (plus facile avec des Paris qu'avec des trompettes de mort, certes) et dépose-les dans le panier de cuisson. Arrose-les d'un filet de jus de citron, verse le reste du jus dans le bol avec l'eau, le cube et le sel.
Laisse tourner 10 minutes à vitesse 4, à température Varoma.

Au bout des 10 minutes, récupère une poignée de champignons dans le panier et réserve-les. Mets le reste dans le bol, dans l'eau, et ajoute tapioca, lait et beurre.

On est reparti pour 10 minutes à 100°C cette fois, vitesse 4.

Quand ça sonne (bibibiiiip, bibibiiiip, bibibiiiip, etc., jusqu'à ce que 1/ tu arrêtes le Thermomix - 2 / ton mari le projette violemment contre un mur - 3/ ton voisin du dessus appelle les flics) bref, quand tu as perdu 40% de ton audition à l'oreille gauche, ajoute le jaune d'oeuf et la crème, et mixe 30 secondes à vitesse 10.

Ensuite, rajoute tes champignons mis de côté, et re-mixe 30 secondes à vitesse 4. Perso, j'aime qu'il y ait des petits morceaux dans ce type de velouté (qui n'en n'est plus vraiment un, ok.)

Voilà, c'est tout prêt, régale-toi !


Allez, je te laisse, j'ai la tarte infernale aux noix de Till The Cat qui nous attend ... Adieu ligne svelte et élancée !!! (mais on s'en tape)


4 novembre 2014

La Grosse Madeleine #2050

28 janvier 2050. Il est 18h26, les invités vont bientôt arriver. Ça fait exactement 53 minutes que j'essaie de planter ces 68 bougies dans le cookie géant que j'ai préparé pour épater la galerie. Un cookie de 72cm de diamètre, c'était carrément pas facile de le faire rentrer dans le four mais bon, en poussant un peu (avec le pied), j'y suis arrivée.  Pour ne pas trop me mettre la pression, j'ai choisi ma recette phare, tu sais, le cookie "BZH Connection", pépites de pommes, amandes et Salidou, page 84 de mon 1er bouquin "Spipile Kitchen" sorti en 2016 aux éditions Bouffetout.

Pfiou, tous ces chiffres, ça me tourne la tête moi, et voilà, je sais plus à combien de bougies j'en suis, ça fait 12 fois que je les recompte et y en a jamais le même nombre.

Je me demande quand même si j'en fais pas un peu trop. 45 invités, dans 175 mètres carrés (de cuisine), on risque d'être un peu serrés. Mais bon, j'en suis tellement fière, de cette cuisine, avec le piano 10 feux, les 4 fours à chaleur tournante, mes 5 Thermomix XYZ-C3PO (la dernière génération), les 16 hottes aspirantes - dégraissantes - soufflantes - parfumantes, c'est vraiment l'éclate. Par contre il faudra que je pense à dire à Maria (c'est ma cuisinière) d'arrêter de récurer les casseroles avec ce truc jaune et vert, l'éponge là. Merde, je les ai payées assez cher ces gamelles auto-nettoyantes, faudrait voir à rentabiliser l'investissement.

Bon, ça y est, le compte est bon, 68 bougies, heureusement qu'elles sont électroniques, t'imagines si j'avais dû les allumer à la main, une par une, genre comme avant, avec un briquet ?? Douée comme je suis, j'aurais trouvé le moyen de me brûler. J'ai jamais su faire grand chose de mes mains, de toute façon.

Haha, quand j'y repense, ce blog, "Spipile Kitchen", c'était une sacrée grosse arnaque quand même. Les gens pensaient tellement que je savais cuisiner, alors qu'en fait, je piquais toutes les recettes sur Internet. J'avais même un compte Instagram, je pompais des photos à droite à gauche, 2-3 retouches et hop, j'avais fait des cookies, des muffins, des tartes ... Les gens sont vraiment naïfs. Mais bon, je ne leur en veux pas, grâce à ces conneries, j'ai pu publier des bouquins et me payer la cuisine de mes rêves ... C'est tellement beau, une cuisine. Je pourrais passer des heures à me regarder dans le plan de travail en inox. D'ailleurs, il faudra que je pense à dire à Maria qu'elle s'applique sur le lustrage, il reste des traces de gras et je me vois toute floue.

Tiens, on sonne à la porte. Un coup d’œil au plan de travail, je réajuste mon chignon et mon dentier, resserre mon tablier siglé Spipile. Purée, trop serré ... (Faudra que je pense à dire à Maria qu'elle arrête de me faire bouffer tous ces cookies, je deviens vraiment une grosse madeleine)



NDLR : Si vous voulez voir ce que ça donne chez les autres vieux bloggeurs, ça se passe (entre autres) chez :
CécilePaf le P.A.FAiko katonAstridMCranemouCrevette d’eau douceE-zabelGames of MômesJe suis une peste,  Jeveux1bebela tribu de JujuLa vie de SelkyLili aime le nougatMamananonymeMaman@homeMarmots bioMoi TimothéePapyCubePapy HérissonPapipaniqueSabine & Associés, Marie Grain de Sel

22 octobre 2014

Les soupes de Mémé Spipile : Velouté de légumes simplissime (Thermomix)

Choc thermique. 

Hier encore, tu bullais en terrasse, te pavanant en (trop) petit débardeur pour arborer fièrement tes nibards restes de bronzage estival. Tu avais chaussé tes solaires Dolce & Gabbana, celles qui te donnent un air de mouche star, et tu soupirais à qui voulait l'entendre qu'il "fait chauuuuud" de manière langoureuse et totalement inappropriée. Avec cette chaleur, tu rêvais quand même secrètement d'aller te rouler dans la neige.

Ce matin, oublié le décolleté (sauf si tu n'as pas peur de choper une pneumonie), tu as dû fouiller à la va-vite dans tes placards pour retrouver au milieu des maillots de bain en imprimé léopard (reine du bon goût) un col roulé en Damart et des moufles Quechua du plus bel effet. Tu n'as malheureusement pas réussi à remettre la main sur tes Moon Boots, et tu t'es pelée les pieds en ballerines toute la journée.

Ce soir, tu as donc les lèvres bleuies, des engelures aux orteils et tu rêves d'aller te planquer sous ton duvet en plumes de canard des Andes. Mais avant ça, il te faut manger. Bouge pas, j'ai ce qu'il te faut.

Un bon velouté, plein de légumes, de vitamines, qui ne te fera pas le popotin de Maïté et qui à coup sûr te réchauffera.



LES INGRÉDIENTS :
  • 1 tomate
  • 1/2 blanc de poireau
  • 1 oignon
  • 200g de carottes
  • 300g de pommes de terre
  • 50g de navet
  • 1/2cc de persil déshydraté ou une branche de persil frais
  • 1 gousse d'ail ou de l'ail en poudre
  • 1 bouillon de volaille
  • 300g d'eau
  • 1/2cc de sel
  • poivre

EN CUISINE !

Très franchement, il faut compter 5 minutes de préparation. 

On met dans le bol du TM  la tomate coupée en deux, l'oignon coupé en deux, le demi blanc de poireau, les carottes coupées en gros tronçons, puis sel, poivre, persil et ail. On mixe tout ce petit monde 5 secondes à vitesse5.

On racle les parois du bol, on ajoute les patates et navets en dés, l'eau, le cube, et zou, 20 minutes à 100°C, sens inverse, vitesse mijotage.

Quand ça sonne (hiiiiii mes oreilles) on ôte le sens inverse et on mixe 1 minutes à vitesse 10 pour obtenir un merveilleux velouté tout doux. On peut aussi mixer moins longtemps et moins vite, pour obtenir un tout aussi merveilleux mouliné de légumes (genre 30 secondes vitesse 6).

On peut rajouter de l'eau pour obtenir une consistance moins épaisse, comme on aime. On re-mixe vite fait pour mélanger le tout.

Et hop, une excellente soupe qui réchauffe sa mémé. Après ça, une bonne tisane, et au dodo !



Spipile, 75 ans (mais toutes ses dents)

Recette issue de "Les soupes en 4 saisons" (Thermomix)

19 octobre 2014

Les goûters du dimanche : muffins pomme - salidou

Attention, minute nostalgie : je suis en manque de Bretagne. Nous avons découvert cette région cet été, sur ma (très légère) insistance, parce qu'avant même de fouler son sol, je savais que j'en tomberais amoureuse. La Bretagne et moi, on se ressemble. Question de caractère, sûrement. J'ai donc embarqué ma petite famille dans cette rencontre avec mon double, et je crois que nous avons passé les meilleures vacances de notre vie.

Nous sommes rentrés depuis 2 mois, et je trépigne déjà comme une gamine en disant que "c'est loooooong, dis, c'est quand qu'on y retourne ???". Alors à défaut de pouvoir faire quand ça me chante les 800 kilomètres qui me sépare de ma patrie de cœur, je la fais venir à moi, un peu. Mes proches, leurs oreilles et leurs estomacs m'en remercient.

De Bretagne, outre une foultitude de souvenirs merveilleux, j'ai rapporté du Salidou, cette crème de caramel au beurre salé qui fait une sérieuse concurrence (c'est dire), à la Nutella dans mon cœur et sur mes tartines. Pour me mettre dans l'ambiance avant de partir, j'avais même fait mon Salidou maison : vous pouvez aller zieuter ma recette du côté de Wonderful Breizh (minute fierté hiiii).

Combiné aux délicieuses pommes de mes beaux-parents, il m'a donné envie de me lancer dans la préparation de muffins ... terriblement bons. Vous pouvez y aller les yeux fermés, je crois que je ne vais pas m'arrêter de baver pendant 3 jours.


NDLR : oui, je suis bien au régime. Mais le samedi soir, et le dimanche de 16h à 21h, c'est joker. Sinon, je suis bonne pour l'enfermement et je risque de lécher le visage de Cyril Lignac en regardant "Le Meilleur Pâtissier". Ou pire, ce blog se mettrait à proposer des recettes à base de tofu, de quinoa, de stevia et de fromage blanc 0% ... Putain, j'en ai des frissons.


LES INGRÉDIENTS (pour 15 muffins) :
  • 280G de farine
  • 1 oeuf
  • 160g de sucre
  • 25g de vergeoise
  • 180g de lait demi-écrémé
  • 100g d'huile (j'ai complété 80g d'huile de tournesol avec 20g d'huile de noisettes)
  • 1.5 cc de levure chimique
  • 1 pomme coupée en petits dés (acidulée et farineuse de préférence, genre Starking)
  • 8 cc de Salidou environ

EN CUISINE !

Je me suis inspirée de la recette de base de La Cuisine de Bernard. Ce blog est un supplice si vous êtes au régime, sachez-le (mais si vous lisez ce billet, sauf à avoir une vague tendance masochiste, vous ne l'êtes pas).

Non, vous ne l'êtes pas.
On préchauffe le four à 200°C.

J'ai suivi les conseils de Bernard et fait fi de tous mes principes en matière de muffins : pour moi, on mélangeait les ingrédients secs d'un côté, les ingrédients humides de l'autre, on amalgamait vite fait le tout. Il fallait donc 2 récipients. Or je vous rappelle que 1/ je n'ai pas de lave-vaisselle et que 2/ je suis une feignasse de la pire espèce (di coun ... bref.). Bernard propose de faire encore plus simple: parfait.

On mélange donc sans un seul et unique récipient (ou dans son robot, summum de la feignassitude) les ingrédients suivants : farine, oeuf, sucre, vergeoise, lait et huile. On touille pour ôter les éventuels grumeaux. On obtient une pâte lisse, à laquelle on incorpore ensuite la levure.


On ajoute les dés de pomme, on mélange, et on remplit aux 4/5 des moules à muffins garnis de jolies caissettes en papier. On ajoute ensuite sur le dessus 1/2 cc de Salidou : sa texture un peu épaisse (voire chewing-gum pour mon Salidou maison) permet de faire une petite boule et de l'enfoncer légèrement dans la pâte.


On enfourne pour 20 minutes environ : les muffins doivent prendre une belle couleur dorée.

Le caramel fait croustiller le dessus du muffin, et à l'intérieur, il coule un peu. Les dés de pommes sont fondants, acidulés ... Un merveilleux goûter plein de souvenirs. Vivement l'année prochaine !







Rencontre


Je le savais. J’en étais sûre. Avant même de te connaître.

J’avais tout préparé, minutieusement. Passé des heures à chercher, sur Internet, sans relâche, tout ce que tu pourrais m’apporter, tout ce que j’allais découvrir de toi, aimer de toi. Passé des heures à convaincre mon mari que cette décision serait la bonne, qu’elle changerait sans doute notre vie à tous les quatre, mais pour qu’elle n’en soit que meilleure.

Puis est venu le temps du départ. Faire ses valises, ne rien oublier, et partir avec joie. Sans regret.

Au bout d’un long périple, te voir enfin … Tu étais magnifique. Ton côté sauvage, cet état brut. De toi se dégageait cette lumière si particulière, ce halo presque magique qui a nourri tant de légendes. Tu m’as bouleversée.

Je t’ai dévorée du regard, et mon cœur s’est emballé. J’ai caché mes larmes derrière mes immenses lunettes noires, pour que tu n’en saches rien. J’ai compris, à cet instant précis, que j’avais trouvé ce que j’étais venue chercher. Que j’étais enfin chez moi.

Les cris de joie de mes enfants m’ont ramenée à la réalité. Ils étaient si impatients de te rencontrer, ils n’arrêtaient pas de parler de toi … Ils allaient enfin faire ta connaissance. J’espérais tant ne pas m’être trompée, ne pas les décevoir ! J’ai essuyé mes larmes. Une main a serré la mienne. Nous y étions. Tous les quatre. En famille. Leur sourire en a dit long. Le mien encore plus.

Tout est si beau, chez toi. Tout est si joyeux, simple et doux à la fois. Nous avons goûté à tout, tout dévoré, à grandes gorgées, tout pris à bras le corps, en pleine figure, en plein cœur. Nous nous sommes délectés, de tes galettes, de ton cidre, de ton muscadet, de tes coques, tes étrilles, de tout ce que tu as bien voulu nous offrir.

Nos yeux se sont repus de la lumière scintillante que tu nous as montrée, sur les eaux et dans le ciel. De ces falaises sombres et brutes, découpées par le temps, de ces plages immuables et toujours différentes, de ces douces maisons de granit, de ces cabanes de pêcheurs aux volets bleus découvertes au hasard de nos pas. De ce bleu, bleu marine, bleu ciel, bleu rayé, bleu turquoise, partout du bleu. Surtout dans mon cœur.
Nous avons percé le secret de ces îles où le soleil brûle la peau, où le silence est assourdissant, et où la lande sauvage et aride côtoie l’eau transparente et tes plages de sable blanc.

J’ai imprimé en moi chaque seconde, chaque parfum, chaque souffle d’air. Chaque sourire des trois que j’aime, chaque étincelle dans leurs yeux. Chaque petit bonheur quotidien.

Nous nous sommes séparés le cœur gros, sous le gros temps. Mais pour un temps seulement. Nous nous reverrons. Nous reviendrons. Nous resterons. Tu me manques déjà.

Ma chère Bretagne. Ma belle, lumineuse, changeante, imprévisible, impétueuse Bretagne. Notre chère Bretagne.

Port Navalo mon amour

16 octobre 2014

Les soupes de Mémé Spipile : Velouté butternut et châtaignes (Thermomix)

"Hier, sur le quai du tram. Une nana, un peu mauvais genre, un peu agressive, vaguement cagole. Habillée en H et M collection Tapisserie 70's, bijoutée comme un présentoir de la Halle, smartphone coque cheap rose fluo rivé à l'oreille. Mon regard doit être un peu insistant, surtout quand elle traite son interlocutrice de sale *tuuuut*. Elle me toise donc d'un air indéfinissable, j'aperçois ses dents pointues et je crois même voir poindre une légère écume au coin de ses lèvres. Je me demande si j'ai pensé au rappel de mon vaccin antirabique.

Elle m'invite gentiment à m'occuper de mon cul. Ah, tiens ? Je me retourne, non sans mal, vise mon fessier moulé dans mon jean slim. J'arrive encore à voir l'arrière de mes Converse. Mais tout juste. Merde. Elle a raison, la reine du bon goût. Il est temps que je m'occupe de mon postérieur."

Non, en fait, je déconne, point de cagole à Grenoble, la cagole avec l'accent dauphinois, ça n'est pas très crédible.
Mais mon jean slim ayant une vague tendance à devenir ultra-slim (à moins que ce ne soit le sèche-linge), je me suis dit qu'un petit rééquilibrage alimentaire ne mangeait pas de pain, ou d'ailleurs devrait en manger beaucoup moins.

L'été indien se noie sous la pluie. J'en ai profité pour nous réchauffer à coups de soupe. Un velouté tout doux, tout sucré, à base de courge Butternut, et de châtaignes ramassées ce dimanche en forêt en conserve. A faire au Thermomix, ou à l'ancienne pour les valeureux.



LES INGRÉDIENTS pour 6 personnes :
  • 1 courge (comme moi, mais avec une butternut c'est mieux) d'environ 1kg
  • 250g de châtaignes en conserve
  • 1 oignon
  • 20g d'huile d'olive
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • 1 litre d'eau
  • du sel
  • du curry

EN CUISINE !

Commençons par (se) peler l'oignon (ahh, l'humour douteux du jeudi soir.) On le coupe en deux, et on le mixe 5 secondes à vitesse 5. On s'aide de la spatule pour racler les parois du bol, on chiale un bon coup rapport à l'oignon, on ajoute l'huile d'olive et on programme 4 minutes à 90°C, vitesse 2.

Pendant ce temps (à Vera Cruz) on épluche la courge, on l'épépine, et on la coupe en gros cubes. Ok, en 4 minutes on n'a pas réussi à peler la moitié de cette satanée cucurbitacée, c'est relou, et ça sent l'oignon dans toute la baraque.

Venu à bout de la Butternut, on la dépose gentiment dans le TM, on ajoute les châtaignes égouttées, l'eau, le sel, le bouillon et une belle pincée de curry pour ceux qui aiment.

Et hop, on laisse l'esclave bosser à notre place pendant 25 minutes, à 100°C, sens inverse, vitesse mijotage.

Quand ça bipe, de façon stridente et répétitive, on enlève le sens inverse avant d'avoir les tympans abîmés et on mixe 1 minute à vitesse 10.



On obtient un merveilleux velouté qui, entre nous soit dit, valait bien de se battre pendant 15 minutes avec une fichue courge à la forme ... douteuse.

Hum.

Bon appétit les z'amis !

13 octobre 2014

Les goûters du dimanche : chaussons aux pommes

Ahhh, j'aime cette rubrique. *soupir*

Bon, cet article n'est en aucun cas sponsorisé, si ce n'est par ma gourmandise et mes kilos totalement superflus (mais néanmoins bien installés).

J'ai récemment assisté à une réunion Tupperware, et contrairement à ce que je pensais, je n'ai pas eu l'impression d'être une ménagère de plus de 50 ans. Un moment sympa, une soirée entre filles qui fait du bien, et la découverte des produits de notre ami Tupper (pour les intimes). Alors soyons clairs, tous ces petits gadgets sont hors de prix, on peut s'en passer, blabla. Comme notre (autre) ami Thermomix. Mais j'avais envie 1/ de tester au moins un truc qui ne me coûte pas mon rein flottant et 2/ de faire plaisir à notre charmante hôtesse (ma tante) qui a pu rafler tout un tas de jolis cadeaux grâce à nos achats inconsidérés.

Mon choix (et mon petit budget) s'est porté sur le Chausson Party, et son frangin le Trio Chausson Party. Ces ustensiles aux couleurs chatoyantes permettent de réaliser facilement (sauf si on est blonde, cf plus tard) des ... chaussons (bravo les 2 du fond) salés ou sucrés, soit en taille standard, soit en version mini (avec le Trio) pour l'apéro ou les petites faims.


Pour une première, je me suis lancée dans la confection de chaussons aux pommes, maison du début à la fin. Une belle pâte feuilletée, et une compote sucrée et acidulée.

LES INGRÉDIENTS :

  1. Pour la pâte feuilletée : tu cliques ici, ou tu prends une pâte toute prête, feignassou !
  2. Pour la compote (recette Thermomix) :
  • 4 belles pommes (reinette ou boskoop idéalement)
  • 1 cs de miel
  • 1 cs de sucre vanillé
  • 1 cs de jus de citron si tu aimes le côté acidulé et que tes pommes sont trop douces.
  • 20g de beurre

EN CUISINE !

Il est préférable de commencer par la compote, car la garniture des chaussons doit impérativement être froide. Je sais de quoi je parle, c'est ma minute blonde du jour. J'ai rempli mon chausson de compote encore fumante, fermé l'outil, pressé et tout s'est gentiment fait la malle par en-dessous. La pâte a littéralement fondu, et j'en ai donc été quitte pour foutre ma compote au congélo, ma pâte au frigo, et poireauter 1h de plus.

J'ai utilisé mon pote Thermomix, mais à la casserole, c'est tout aussi bien, il faut juste remuer de temps en temps, et couper les pommes plus finement. On épluche les pommes et on les épépine, on les coupe en quartiers, et on les met dans le TM avec le miel, le sucre, le citron. Et zou, 15 minutes à 90°C, vitesse 2. Lorsque c'est cuit, on ajoute le beurre et on mixe 10 secondes vitesse 5 pour garder de petits morceaux.


On réserve au frais jusqu'à complet refroidissement (hum.)

La compote refroidie, on préchauffe le four à 200°C.

Pour la pâte feuilletée, maison ou non, on étale finement, et on s'arme de son Chausson Party. On découpe un rond de pâte, on le place dans l'outil, et on garnit d'une belle cuillère à soupe (voire une et demi) de compote. On humidifie les bords du rond de pâte avec un pinceau et de l'eau, puis on ferme le Chausson Party, on presse quelques secondes, et on réouvre. On dépose le chausson ainsi formé sur une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé, et on forme de nouveaux chaussons jusqu'à épuisement des ingrédients.


Avec la quantité de pâte "maison" de la recette, j'ai pu former 6 minis chaussons et 6 grands.

On dore les chaussons au jaune d'oeuf délayé dans quelques gouttes d'eau, on fait quelques zébrures mignonnes et zou, au four pour 15 à 20 minutes.


On laisse un peu refroidir quand même, en faisant des tentatives de photos bucoliques par exemple ...



Mon avis sur le Chausson Party, c'est qu'il est pratique, mais qu'il faut, je pense, quelques essais pour avoir des chaussons parfaits (je suis maniaque), bien garnis, sans débordement. De nombreux chaussons en perspective ...

Bon goûter les z'amis !