15 juin 2014

Panna Cotta et son coulis de fraises

Ahhhh, juin. Juin et son cortège de kermesses, spectacles de fin d'année scolaire et extra-scolaire, anniversaire fêté mille fois. Juin et son début caniculaire qui me tape tellement sur le chapeau que j'ai un humour de folie, l'impression d'avoir bouffé un clown et tout le cirque avec. Juin que je chéris tant (là, tu vois, par exemple, c’est de l'humour) (mais je ne suis pas encore à mon meilleur niveau).

Juin qui en vrai te donne le sentiment que les vacances de juillet sont largement méritées. Juin qui à moi me donne ce sentiment tous les ans, d'ailleurs (et m'oblige à refaire mon gâteau magique au micro-ondes).

Mais juin n'est pas que cela. Juin marque aussi le coup d'envoi (outre celui de la Coupe du Monde) des barbecues et sympathiques déjeuners largement arrosés de rosé / bière / mojito ou tout autre liquide bien frais te permettant de lutter contre la déshydratation (il paraît que l'eau est efficace ... je demande à voir). Les repas sont simples, le dessert doit l'être aussi. Et puis moi, je n'ai pas envie de passer des heures en cuisine. Mais j'aime bien le bon, et le beau (et la brute).

Je te propose de faire ton petit effet à moindre effort :



Ah oui, et comme je suis parfaitement bilingue, je te rappelle que "panna cotta" signifie "crème cuite", en italien. Ce qui t'aiguille un peu sur la recette qui va (enfin) suivre.

NB : Attention, ce n'est pas une recette qui se prépare à la dernière minute, car la panna cotta met plusieurs heures à prendre la consistance voulue. A faire la veille, donc.

LES INGRÉDIENTS (pour 6 personnes) :

Pour la crème :
  • 50cl de crème liquide entière
  • 75g de sucre
  • 1 gousse de vanille
  • 3 feuilles de gélatine
Pour le coulis : 
  • 250g de fraises
  • 50g de sucre
  • 1/2 jus de citron

LA PRÉPARATION :


Dans une casserole, verse la crème, le sucre. Gratte la gousse de vanille (enfin l'intérieur quoi, coupe la en deux et gratte les graines à l'aide d'un couteau) et dépose les graines et la gousse dans la casserole également. Porte à ébullition.

Pendant ce temps, fais tremper tes feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.

Lorsque la crème bout, sors-la du feu, ajoute les feuilles de gélatine essorées, mélange bien pour les dissoudre.

Ôte la gousse de vanille, filtre la préparation et verse-la dans 6 ramequins individuels. Laisse refroidir et hop, au frigo pour plusieurs heures, le temps que la crème soit prise (oui, no panic, ça prend du temps.)


Pour le coulis, c'est simplissime mais il faut être équipé d'un robot (ce cher Thermomix, en ce qui me concerne)

Dépose tes fraises lavées et équeutées dans le bol, avec le sucre et le jus de citron. Mixe 30 secondes à vitesse maxi. C'est prêt !

Tu peux, si tu le souhaites, filtrer le coulis au chinois, pour éviter de sentir les graines. Ceci dit, le TM est si puissant que la moindre graine est littéralement pulvérisée (d'où l'importance de ne pas y mettre ses doigts)

Voilà, une fois que la panna est prise et que le coulis est frais, tu peux servir comme ceci :



ou comme cela : 



C'est frais, léger, et l'acidité naturelle des fraises est parfaitement équilibrée par la douceur de la crème et son délicieux parfum de vanille.

S'il reste du coulis, il sera parfait pour napper un gâteau, parfumer un yaourt, et être goulûment dégusté à la petite cuillère ...


Belle fin de mois, courage les parents ... Plus que 15 jours à tenir, après ils seront en vacances. (gloups)

9 juin 2014

Courir

Ma vie est trépidante. Voilà, c'est dit. 

Certains ont une vie tout à fait fascinante, et ils ont bien raison. Ma vie à moi, elle trépigne. D'impatience, d'excitation, d'énervement, de joie, de fatigue. 

Oui, on peut trépigner de fatigue. Le trépignement de fatigue, c'est ce trépignement un peu las et un poil excédé, qui s'invite dans nos jambes sans qu'on ne lui ait rien demandé.
Celui qui s'installe généralement le soir, lorsque les enfants sont enfin couchés mais que l'on SAIT qu'il faudra y retourner dix fois.
Celui qui arrive lorsqu'il est 21h30 déjà, que l'on poserait bien ses fesses sur le canapé devant un épisode de Game of Thrones devant lequel on s'endormira fatalement, mais qu'on se souvient alors qu'il reste cette fichue lessive à étendre.
Celui qui débarque lorsque se croyant débarrassée, on aperçoit ensuite du coin de l’œil les assiettes sales dans l'évier, qu'on a des scrupules à laisser moisir jusqu'à ce qu'elles soient rejointes par leurs homologues du prochain petit déjeuner.

Le genre de trépignement qui me file des crampes d'impatience dans les jambes et une légère boule au ventre. Un trépignement intérieur. Dehors, rien ne bouge.

Lassée de ce trépignement-là et des autres, qui somme toute confinent à l'immobilisme, j'ai chaussé mes baskets, et je suis partie courir. 

Je cours en couleurs. Ça aide.

Un beau midi, puisque mon matin commence à 6h et que c'est bien assez tôt, me disent mes cernes, j'ai fait ce geste oublié depuis les cours d'EPS et leur redoutée épreuve d'endurance. D'abord, la chaussette gauche, toujours. Puis la droite, histoire de garder une certaine symétrie. Et puis, courir à une seule chaussette, ce n'est pas une bonne idée. Pour finir, j'ai quand même enfilé mes baskets, mes chaussures de running, comme on dit dans le jargon. Et je suis partie.

Je m'étais fixée 15 minutes, j'en ai couru 30. J'ai craché mes poumons, j'ai hoqueté, soufflé comme un éléphant de mer asthmatique, j'ai viré au rouge tirant sur le violet. Mais je l'ai fait. Et j'ai aimé ça, ce qui est bien le plus improbable. Et, le pire, je n'ai pas honte de le dire, c'est que j'ai recommencé. Plusieurs fois par semaine.

De là à dire que je suis devenue sportive, il n'y a qu'une foulée. La course, c'est mon moment de solitude, de concentration, d'encouragements à moi-même, d'exhortation, d'auto-congratulation. Le moment où je me fais du bien en sachant à quel point ça va me faire mal. Le moment où mon corps et moi, on redevient copains.

Je ne trépigne plus, figurez-vous. Désormais, je trottine.



Je cours ici. Ça motive.