24 septembre 2014

Lonesome cow-girl

" Hé Maman, tu ressembles à un cow-boy avec tes cheveux !" 

Voilà quel accueil me réserve ma petite, moi au sortir de la douche, elle au sortir des toilettes, toutes les deux dans la salle de bains. Pour l’apprentissage de la pudeur, on repassera plus tard. Pour l’apprentissage de la diplomatie aussi.

Sa sœur, voyant ma mine déconfite et quelque peu perplexe, sent qu’il y a un bon coup à jouer et se fend d’un " Tu es trop trop belle Maman ". Mouais, c’est pas ce que me dit ta sœur, ni le miroir d’ailleurs. Quoiqu’avec la buée, peut-être que je n’y vois pas bien. Je remercie la charmeuse, et me retourne vers l’effrontée : pourquoi diable un cow-boy ? " Parce que tu as les cheveux tout ratatinés ! " 

Mais ma fille, tu n’as pas bien lu tes classiques ! Lu qui ? Lucky Luke, voyons. Il a la banane d’un Elvis du Far West, la mèche folle qui tient sans gel mais qui tient le Stetson, sûrement à grand renfort de poussière et de transpi. Il n’est pas raplapla, et Rantanplan non plus.

La petite ne comprend rien à mon blabla, alors pour la faire rire je m’ébouriffe les cheveux dans la serviette. Je réapparais avec les cheveux de Sangoku. Sango qui ? Je m’apprête à lui faire un cours sur Dragon Ball Z, mais je me dis que c’est peut-être un peu trop, et que je suis peut-être un peu vieille, à parler de cow-boy solitaire et d’un garçon à queue de singe. Je me contente de la faire marrer, elle remonte ses brailles et se sauve en riant, elle ne s’est pas lavée les mains. Pour l’apprentissage de l’hygiène, on verra demain.

A défaut de poussière et de transpi puisque je sors de la douche, je discipline mes cheveux en les tartinant de gel. J’enlève la buée du miroir, je souris à mon reflet : je ne suis pas un cow-boy, je suis une princesse.



Un livre à lire, tiens.

21 septembre 2014

Les goûters du dimanche : cookies abricots, noisettes et chocolat blanc

Me voici de retour après une très courte pause estivale de 3 mois (hum) durant laquelle j'ai légèrement manqué de temps, rapport à ma reprise du boulot à temps plein, et à une période non négligeable de glandouille totale, avouons-le.

Je reprends donc les rênes de ce blog et j'enfile mon tablier (en vrai, j'oublie systématiquement de mettre mon tablier et je m'essuie les mains pleines de farine sur le tee-shirt).

Je reprends aussi mes bonnes habitudes, celle des goûters du dimanche notamment. J'essaie d'ailleurs de taguer mes photos de cookies et autres cochonneries sur Instagram avec le hashtag #lesgoûtersdudimanche, vous pouvez me suivre par là-bas (vous aurez aussi le plaisir d'y voir les baskets fluo que je chausse à l'occasion de mon footing tri-hebdomadaire. Il faut bien éliminer le goûter.)

J'ai une petite semaine de décalage, voici donc le goûter de dimanche dernier, qui se mange sans faim et avec les doigts.



LES INGRÉDIENTS (pour environ 15 gros cookies) :
  • 230g de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 gros oeuf
  • 90g de beurre
  • 50g de sucre blanc
  • 50g de cassonade
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 150g de garniture : 50g d'abricots moelleux (au rayon fruits secs), 50g de noisettes et 50g de chocolat blanc en pépites

EN CUISINE !

Préchauffage du four à 200°C.

On commence par faire fondre le beurre en morceaux au micro-ondes. On ajoute ensuite au beurre fondu l'oeuf, et on bat le tout. On ajoute ensuite les sucres, on mélange de nouveau de façon homogène, au fouet.

Enfin, on verse la farine et la levure, et on remue pour obtenir une pâte souple et ferme. C'est le moment de couper les abricots en petits dés, et le chocolat blanc en belles pépites. J'ai laissé les noisettes entières mais on peut les fracasser à coups de rouleau à pâtisserie si on veut se défouler.




On ajoute la garniture à la pâte, on mélange tout ça, à la main c'est le plus simple.

Puis on forme de jolies boules. Avec une cuillère à glace, cela permet d'avoir des cookies d'une taille homogène et parfaite à mon goût, mais cela permet aussi de se prendre pour Bree Van de Kamp (ce qui, certes, n'est pas toujours très flatteur).



On dépose les boules sur une tôle à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé, on les aplatit un peu, et on enfourne pour 12 minutes environ si on les préfère un peu moelleux, 15 minutes si on les veut tout croustillant. Ils doivent prendre une couleur juste ambrée sur les bords.

Le mariage des trois saveurs est excellent, l'abricot donne ce petit côté acidulé et fruité qui vient équilibrer la douceur du chocolat blanc.  Quant à la noisette, elle apporte le croquant que j'aime dans les cookies ... Un petit conseil, préférez-les moins cuits et encore tièdes, ça croustille dehors, c'est tout doux dedans !

11 septembre 2014

Die Hard 6

6h00. Le réveil et la radio peinent à me tirer d’un sommeil aussi profond qu’un coma prolongé. J’ouvre un œil, puis l’autre mais le premier s’est déjà refermé. Je m’extirpe des draps et bras chauds et coupe la chique à l’animateur survolté qui doit probablement tourner aux amphèt’ pour avoir cette patate-là à des heures aussi indues.

6h03. J’entends au loin une voix nasillarde, un son électro étouffé comme si je poireautais dans la file d’attente d’une boîte de nuit. J’ouvre les yeux, les deux en même temps cette fois. Bordel, j’ai RÊVÉ que je me levais. La radio braille toujours. Je l’éteins pour de bon, et je voudrais bien m’extraire du lit, mais quelque chose m’en empêche. Ah oui : la flemme.

6h09. Je sens une bestiole se déplacer sur ma fesse droite qui dépasse du drap. Je sursaute comme si je venais d’être défribrillée par Dr House sous Vicodine, je balaie frénétiquement de la main la zone attaquée en agrémentant le tout d’un « putaiiiiin » les dents serrées. Bizarrement, je n’ai plus vraiment envie de lézarder au pieu.

6h15. Je tente de passer de la chevelure de Sangoku à celle de Cristina Cordula à coups de jets d’eau et à grand renfort de gel fixation béton armé, quand j’entends l’Homme se lever. Il entre dans la salle de bains, et me colle sous le nez une sauterelle verte d’environ 6 cm de long, grand dard pointu compris, qui gigote et aimerait bien me filer un coup de patte griffue pour ma coiffure. Deuxième « putaiiiiiin » et je me félicite de ne pas avoir encore mis en place ce système de pot à gros mots, qui me vaudrait d’être déjà à découvert de bon matin. L’Homme repart, sourire aux lèvres, mettre dehors la bestiole afin qu’elle puisse aller escalader d’autres miches que les miennes.

7h45. Je dépose les filles au périscolaire grommelle mon troisième « put…naiiiiise », referme la porte du garage, écrase une larme de fatigue et repart à la maison avec les filles qui n’y pigent rien, maison où j’ai donc oublié mes clés de voiture, maison qui n’est pas contigüe au garage. 5 minutes aller, 5 minutes retour, j’ai très chaud sous les bras et comme une légère envie de m’auto-étriper (et de faire pipi aussi) (fucking périnée)

8h00. Je dépose les filles au périscolaire. L’institutrice de la petite me fait remarquer que je n’ai pas encore fourni de photos d’identité, et se lance dans un speech pour me convaincre de l’intérêt pédagogique de l’utilisation desdites photos. Je formule des excuses, je tente de partir, elle poursuit son discours, j’opine du chef avec l’idée de me barrer en courant dès qu’elle aura tourné la tête. Je songe à piquer le cahier de textes de ma grande pour me ventiler les aisselles.

8h25. Je suis arrivée au boulot, j’hésite à aller reprendre une douche.

13h12. Je retourne prendre une douche. En fait, je viens de me faire une petite séance de running, terme technique qui signifie que je viens de cracher mes poumons pour 4 pauvres kilomètres et que mon visage a pris une teinte indéfinissable qui se situe entre le cramoisi et le violacé. Je sue comme un poney et dois sentir tout pareil. Afin que tout le monde puisse en profiter, je m’affale dans le couloir en attendant qu’une douche se libère.

Je parfume le couloir.

15h49. J’en suis à mon 3ème expresso et je dodeline toujours de la tête. Putain d’endorphines (et de pot à gros mots).

17h05. J’attaque (enfin) un gros dossier. Je dois partir récupérer ma grande dans 10 minutes. C’est bête, moi qui me sentais enfin d’attaque pour bosser.

17h38. J’arrive au centre de loisirs. Ma fille me saute dans les bras et me colle de la confiture sur les joues. L’animateur me demande s’il est normal qu’elle ait demandé 6 fois à aller aux toilettes. La directrice m’explique qu’elle a paniqué parce que la lumière automatique des toilettes a fini par s’éteindre. Ma progéniture me fait savoir qu’elle a envie de faire pipi. J’ai envie de faire pipi.

18h27. J’essaie de faire avaler des granulés homéopathiques à mon chat qui me les recrache agrémentés de bave mousseuse. Que ce soit les médocs ou les touffes de poils, le crachat est visiblement son activité quotidienne principale. Je me félicite donc d’avoir enfin pris rendez-vous chez le vétérinaire pour qu’il soigne à coups d’injections de cortisone son allergie à la salive de puces. Je me félicite de penser à noter le rendez-vous sur le calendrier familial. Il faudra juste que je pense aussi à me féliciter demain matin, lorsque j’aurai annulé le rendez-vous du véto qui chevauche étrangement la réunion de rentrée de l’école maternelle.

18h35. Je ramasse des poils de chat.

18h49. Je ramasse des poils de chat.

19h02. Je nettoie du vomi de chat.

19h03. Je jette le chat dehors.

21h11. Je m’avachis sur le canapé, un carré de chocolat au lait – noisettes entre les doigts. Je ne lui laisse pas le temps de fondre, ni à son frère jumeau d’ailleurs (et oh, tiens, des triplés !). Ils l’ont bien mérité, et moi donc. Et sinon il a l’air sympa cet épi … sode … de … Black …….. listzzzzzzzz …… zzz ……. rrrrrpfffffff (Oui, je ronfle. Enfin, il semblerait.)