16 novembre 2014

Gogole Actualités aura ma peau

Récemment, pour être bien sûr de ne plus rien entendre des mauvaises nouvelles que me balance à la tronche chaque jour / heure / minute / notification push de mon application Le MondeDauBé, j’ai eu envie d’aller me tanquer au fond d’une grotte en Moldavie du Nord en m’enfonçant des guimauves dans les oreilles et en chantant Libérée Délivrée très fort. 

Mais bon, ça faisait loin et j’avais lu des trucs aux infos sur des dissidents moldaves du Sud qui cherchaient à envahir le Nord. Et puis selon une étude récente du « Magazine de la Santé par les plantes distillées et les insectes grillés », l’abus de guimauve dans le conduit auditif pourrait provoquer un cancer des doigts de pied. Quant à la Reine des Neiges … bon, j’ai chanté quand même.

Bref, découragée, stressée, dissuadée, craignant pour ma vie, je suis restée. Mais je devais agir pour me protéger de toute cette actualité nocive et envahissante. J’ai donc décidé de boycotter Claire C., Jean-Pierre P., Gilles B., David P., Laurent D. (ahhhh, Laurent D. …) et les autres, occupant le créneau 13h – 13h30 et 20h – 20h30 de manière beaucoup plus constructive (en écrivant ce merveilleux billet, par exemple).

J’ai tenu un certain temps, pendant lequel je me suis sentie teeeeellement mieux, tellement zen, sans ce bombardement permanent de guerres / morts / virus / drame familiaux de célébrités. Parfois, j’entendais des bribes de conversation de mes voisins de tram : « J’te jure, elle l’a poignardé ! Non mais allô quoi ! », ce qui me suffisait pour rester au courant de l’essentiel de l’actualité brûlante et ne pas être larguée au café de 9h. Si j’en entendais trop, je me mettais immédiatement à penser à Elsa mangeant des guimauves dans son château de glace en Moldavie, et tout allait mieux.

Et puis un jour, j’ai été faible. J’ose à peine l’avouer ... Nous parlions radio avec mes collègues, j’essayais de faire bonne figure. Ils se sont soudain mis à me parler d’Europe 1, mais alors, avec un tel engouement, je vous jure, ça m’a … donné envie. Ça m’a chauffée. J’ai eu envie d’écouter. Carrément. Alors le lendemain matin, dans la voiture, j’ai quitté le gros co-con rigolard de mon habituelle radio trop fun hinhinhin, et j’ai zappé. Ne me demandez pas la fréquence de la station, j’ai oublié. Comme tout ce qui s’est passé ensuite. Tout ce dont je me souviens, c’est que des voix se sont élevées dans l’habitacle, soudain très sérieuses. J’ai entendu des mots comme « débat », « majorité », « gouvernement », « alliance », « Bernadette Chirac » (???). Puis plus rien. Le trou noir. Les résultats des examens médicaux faits a posteriori ont révélé que j’avais fait ce que les médecins appellent un micro-coma, une sorte d’état second dans lequel le corps se plonge pour se préserver lors d’un trop grand traumatisme. Étrangement, j’ai pu continuer à conduire et arriver à bon port. Mais la science et moi-même ignorons comment.

J’avais décidé de tirer les leçons du passé de la semaine dernière, et de ne plus JAMAIS réitérer cette « near-death experience ». Et pourtant … ce midi, pendant ma pause, je ne sais pas ce qui m’a pris. L’ennui, la fatigue, la folie. D’un coup de souris, paf, j’ai cliqué sur Google et paf, sur Actualités. Et j’y ai vu ça : 

Déçu déçu.

Miaou ?

Actu brûlante pour la rétine et les neurones

Sachez que je vous écris de l’au-delà.

13 novembre 2014

10 choses que vous ne saviez pas sur moi ...

... mais qui vont changer votre vie à jamais (vraiment jamais). Sur une idée de Sabine, reprise par Patricia, Cécile ... Lancez-vous les autres !

1/ Je suis une trouillarde, du genre trouillue 2ème dan. Petite, en cours de gym, je n'ai jamais réussi à faire un arbre droit parce que je n'arrivais pas à me lancer. Imagine, si mes bras se dérobent ! Adulte, j'ai résisté comme un putois hargneux aux sollicitations de mon motard d'amoureux qui voulait m'emmener faire un tour sur sa bécane. Imagine, si on se viande, si je penche pas / trop, si je fais pas bien le mort ! Finalement, j'ai cédé, et bordel, c'était merveilleux. J'en veux encore. Mère de famille, j'ose t'avouer que je suis toujours flippée des manèges à sensation, et que ce n'est que pour garder la face devant ma gamine de 6 ans totalement no fear que j'accepte de monter dedans (après quelques verres ou un bon Tranxène).

2/ Quand j'étais ado, mes parents, pour adoucir un peu l'amertume de leur divorce, m'ont fait plaisir en m'offrant un scooter. Tout beau, tout rouge, sortant tout juste de la concession. A part mon vélo, mais toute seule et sans témoin, je n'étais pas très à l'aise pour manœuvrer les deux-roues. Le démarrage en côte en virage à 90°, ça a un peu été mon épreuve des poteaux. Autant vous dire que je l'ai foirée (et que mon scoot affichant moins de 5 kms au compteur a mangé du mur en pierres).

3/ J'ai toujours adoré chanter. Très fort, genre Céline Dion sans sourdine. Très jeune, aussi. Mes parents ont commis une grave erreur pour leur survie auditive le jour où ils m'ont offert mon premier Walkman. J'ai occupé nos très (trop ?) nombreux trajets en bagnole du début des 90's en vocalisant de façon très éclectique sur Freddy Mercury, The Christians, Anne (la petite brunette de Disney, tu te souviens ?), Mariah Carey, et bien sûr Céline. Je m'enfermais aussi très régulièrement dans ma chambre pour pousser la chansonnette. On regrettera que les murs en placo aient une capacité d'isolation phonique totalement médiocre. J'ai accessoirement sévi dans les mariages et autres fêtes familiales. Aujourd'hui, je fais péter les watts et mes cordes vocales dans le Picasso, notamment sur « Libérée, Délivrée » ou « Ce Rêve Bleu » en chœur avec mes filles.

4/ J'aime le foot, la bière, les sports mécaniques en général et la moto en particulier (cf. point 1) Je suis capable de tenir une conversation sensée et à peu près exacte sur la dernière saison de MotoGP, je follow Valentino Rossi sur à tous les réseaux sociaux et je trépigne de joie comme une midinette quand il monte sur le podium, et ce depuis que j'ai 14 ans. Je kiffe les soirées pizza - bibine en amoureux devant un bon match de Lyon, et encore plus aller à Gerland.

5/ Je déteste les conversations fifilles sur les potins / chaussures / fringues / vernis / t'as-vu-comme-elle-a-grossi-celle-là. Mais je me soigne, à petites doses, histoire de me sociabiliser, sauf sur le dernier point qui me donne envie de foutre des coups de pelle. Toutefois, quand la première conversation du matin concerne Nabila, je me mets subitement à me balancer d'avant en arrière. Généralement, après, je ne me souviens de rien.

6/ Je ne sais pas marcher avec des talons. Mais alors, pas du tout. Sur terrain stable, ma démarche est à peu près aussi gracieuse qu'une otarie du Marineland qui vient chercher son bout de maquereau après un salto réussi. Je suis au top de la sexytude version cheville en vrac quand il s'agit de marcher dans une rue pavée et / ou en travaux. En termes de punition, je place ça à égalité avec devoir avaler une plâtrée de tripes à la mode de Caen (ou juste renifler l'odeur) (blurp).

7/ il y a quelques années, nous avions deux cochons d'Inde, deux hamsters, un lapin et un chat. Simultanément. Un des deux hamsters se prenait régulièrement pour Pouf le Cascadeur (« Han, c'est exactement c'que j'voulais faire ! ») et paf, un jour, ce fut l'accident. Il chût du plafond de barreaux de sa cage auquel il s'était agrippé, et il en garda une légère (hum) luxation cervicale qui lui valut de finir sa vie tête penchée sur le côté et de ne plus jamais trottiner en ligne droite. Il tourna en rond, toujours du même côté, probablement entraîné par son problème céphalique. Comme un motard dont la bécane va automatiquement là où il regarde (cf. point 4 qui rappelle le point 1), Quick le hamster passa donc le restant de sa vie à pencher dans un interminable virage à droite.

8/ Je suis maniaque, perfectionniste et éternelle insatisfaite. Je rêve d'un intérieur cocooné par Sophie Ferjani (et d'avoir la rousseur de sophie Ferjani). Le moindre objet déplacé me saute aux yeux, le désordre m'horripile mais j'ai des enfants donc je prends sur moi, j'encaisse, je refoule jusqu'à ce que …. PLAAAF, je me transforme en harpie hystérique, traquant le mouton de poussière, le poil de chat en pelote, le Lego solitaire traînant sous les tiroirs de lit. Le cheveu hirsute, l'œil injecté de sang, un mauvais rictus déformant mes babines humides, je pars en tressautant, armée de mon fidèle Rowenta (et d'un sac poubelle, les jours de pleine Lune). Généralement, plus personne n'ose bouger de peur de perdre un cheveu qui pourrait venir saloper mon sol immaculé (pour 30 minutes).

9/ Je n'aime pas les macarons, ni les cupcakes (sauf s'ils ont un topping Nutella), ni les gâteaux recouverts de pâte à sucre. Je trouve ça pompeux et gustativement pas terrible. Opinion que je renie aisément en regardant un épisode du « Meilleur Pâtissier » sur M6. Mais en vrai, je suis le Picasso de la décoration pâtissière, ce qui justifie amplement mon goût pour les desserts simples et rustiques (et à base de Nutella).

10/ Je rêve secrètement d'ouvrir un jour un café - livres en Bretagne. J'y ferais des tartes et des cookies, ça sentirait bon le chocolat chaud et la cannelle, et il y aurait des tas d'étagères remplies de vieux bouquins déposés et empruntés au gré de chacun. Des fauteuils confortables, des murs blancs et des illustrations de phares. À bon entendeur …

9 novembre 2014

Les soupes de Mémé Spipile : Crème de champignons (Thermomix)

Je profite de l'occas' pour inaugurer une nouvelle rubrique, puisqu'il semble que récemment, j'ai pris un bon coup de vieux

Rééquilibrage alimentaire oblige, je vais tenter de partager avec vous mes recettes de soupes, veloutés, crèmes et autres trucs qui réchauffent sa mémé. Il fait un temps de chiottes, mais comme ça ne peut décemment pas être raclette - fondue tous les soirs, il faut trouver un autre moyen de se tenir chaud. Il existe bien évidemment des techniques qui n'ont pas leur place sur un blog de cuisine, ou bien il faudrait que je mette un système de filtrage parental en place. Mais entre ça et les histoires de cookies (comme l'explique très bien notre P.A.F), j'ai d'autres chatons à fouetter.

Bref, revenons à nos chatons - moutons - champignons. Je pensais faire un bide avec ma soupe du soir, mais j'ai eu droit à des hurlements de joie lorsque j'ai annoncé le menu. Oui, d'accord, plutôt des petits cris enthousiastes, ce qui est déjà chouette. Il faut que je vous dise que mes filles me renvoient régulièrement mes goûters du dimanche dans la tronche avec un "c'est nul, y a pas de chocolat, on en veut pas" (voilà la triste réalité, nous sommes obligés de boulotter tout le goûter à deux), alors quand elles sont contentes de manger une ... soupe, je peux faire une danse de la victoire.

Allons-y pour un velouté tout doux, avec un merveilleux goût d'automne. Je crois que pour l'instant, elle fait partie de mon top 3 des soupes mioumes. La recette est issue du livre "A table avec Themomix", et je n'y ai quasiment rien changé.





LES INGRÉDIENTS pour 4 à 6 personnes :
  • 400g de champignons frais (Paris, ou tout autre champi que tu as la chance de pouvoir ramasser)
  • 1/2 jus de citron
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • 500g d'eau (soit 1/2 litre bravo !)
  • 1/2cc de sel
  • 1/2 verre à moutarde de tapioca (alors bon, tu me diras, quel verre à moutarde, y a plusieurs tailles, blabla ... un petit verre avec la Reine des Neiges ou Astérix - vintage mais tu peux les collectionner - fera l'affaire)
  • 400g de lait (je te laisse convertir)
  • 50g de beurre
  • 1 jaune d’œuf
  • 40g de crème liquide
EN CUISINE ! 

Cette recette n'est pas light, j'en conviens ... Mais toujours plus que la raclette d'hier soir. Hum.

Coupe tes champignons en lamelles (plus facile avec des Paris qu'avec des trompettes de mort, certes) et dépose-les dans le panier de cuisson. Arrose-les d'un filet de jus de citron, verse le reste du jus dans le bol avec l'eau, le cube et le sel.
Laisse tourner 10 minutes à vitesse 4, à température Varoma.

Au bout des 10 minutes, récupère une poignée de champignons dans le panier et réserve-les. Mets le reste dans le bol, dans l'eau, et ajoute tapioca, lait et beurre.

On est reparti pour 10 minutes à 100°C cette fois, vitesse 4.

Quand ça sonne (bibibiiiip, bibibiiiip, bibibiiiip, etc., jusqu'à ce que 1/ tu arrêtes le Thermomix - 2 / ton mari le projette violemment contre un mur - 3/ ton voisin du dessus appelle les flics) bref, quand tu as perdu 40% de ton audition à l'oreille gauche, ajoute le jaune d'oeuf et la crème, et mixe 30 secondes à vitesse 10.

Ensuite, rajoute tes champignons mis de côté, et re-mixe 30 secondes à vitesse 4. Perso, j'aime qu'il y ait des petits morceaux dans ce type de velouté (qui n'en n'est plus vraiment un, ok.)

Voilà, c'est tout prêt, régale-toi !


Allez, je te laisse, j'ai la tarte infernale aux noix de Till The Cat qui nous attend ... Adieu ligne svelte et élancée !!! (mais on s'en tape)


4 novembre 2014

La Grosse Madeleine #2050

28 janvier 2050. Il est 18h26, les invités vont bientôt arriver. Ça fait exactement 53 minutes que j'essaie de planter ces 68 bougies dans le cookie géant que j'ai préparé pour épater la galerie. Un cookie de 72cm de diamètre, c'était carrément pas facile de le faire rentrer dans le four mais bon, en poussant un peu (avec le pied), j'y suis arrivée.  Pour ne pas trop me mettre la pression, j'ai choisi ma recette phare, tu sais, le cookie "BZH Connection", pépites de pommes, amandes et Salidou, page 84 de mon 1er bouquin "Spipile Kitchen" sorti en 2016 aux éditions Bouffetout.

Pfiou, tous ces chiffres, ça me tourne la tête moi, et voilà, je sais plus à combien de bougies j'en suis, ça fait 12 fois que je les recompte et y en a jamais le même nombre.

Je me demande quand même si j'en fais pas un peu trop. 45 invités, dans 175 mètres carrés (de cuisine), on risque d'être un peu serrés. Mais bon, j'en suis tellement fière, de cette cuisine, avec le piano 10 feux, les 4 fours à chaleur tournante, mes 5 Thermomix XYZ-C3PO (la dernière génération), les 16 hottes aspirantes - dégraissantes - soufflantes - parfumantes, c'est vraiment l'éclate. Par contre il faudra que je pense à dire à Maria (c'est ma cuisinière) d'arrêter de récurer les casseroles avec ce truc jaune et vert, l'éponge là. Merde, je les ai payées assez cher ces gamelles auto-nettoyantes, faudrait voir à rentabiliser l'investissement.

Bon, ça y est, le compte est bon, 68 bougies, heureusement qu'elles sont électroniques, t'imagines si j'avais dû les allumer à la main, une par une, genre comme avant, avec un briquet ?? Douée comme je suis, j'aurais trouvé le moyen de me brûler. J'ai jamais su faire grand chose de mes mains, de toute façon.

Haha, quand j'y repense, ce blog, "Spipile Kitchen", c'était une sacrée grosse arnaque quand même. Les gens pensaient tellement que je savais cuisiner, alors qu'en fait, je piquais toutes les recettes sur Internet. J'avais même un compte Instagram, je pompais des photos à droite à gauche, 2-3 retouches et hop, j'avais fait des cookies, des muffins, des tartes ... Les gens sont vraiment naïfs. Mais bon, je ne leur en veux pas, grâce à ces conneries, j'ai pu publier des bouquins et me payer la cuisine de mes rêves ... C'est tellement beau, une cuisine. Je pourrais passer des heures à me regarder dans le plan de travail en inox. D'ailleurs, il faudra que je pense à dire à Maria qu'elle s'applique sur le lustrage, il reste des traces de gras et je me vois toute floue.

Tiens, on sonne à la porte. Un coup d’œil au plan de travail, je réajuste mon chignon et mon dentier, resserre mon tablier siglé Spipile. Purée, trop serré ... (Faudra que je pense à dire à Maria qu'elle arrête de me faire bouffer tous ces cookies, je deviens vraiment une grosse madeleine)



NDLR : Si vous voulez voir ce que ça donne chez les autres vieux bloggeurs, ça se passe (entre autres) chez :
CécilePaf le P.A.FAiko katonAstridMCranemouCrevette d’eau douceE-zabelGames of MômesJe suis une peste,  Jeveux1bebela tribu de JujuLa vie de SelkyLili aime le nougatMamananonymeMaman@homeMarmots bioMoi TimothéePapyCubePapy HérissonPapipaniqueSabine & Associés, Marie Grain de Sel