17 décembre 2015

Le Ti'biscuit de Noël (bonhomme de pain d'épices)

"T'is the season to be jolly, falalalala lalalala ..."

Cher lecteur, cher gourmand, toi aussi tu es plongé dans l'effervescence qui précède Noël. Tu cours dans les boutiques, tu ressors les bras chargés de paquets multicolores, le sourire aux lèvres en jetant des "Joyeux Noël" souriants aux passants que tu croises. Si tu as des enfants, tu trépignes d'impatience qu'arrive enfin le jour où ils découvriront leurs cadeaux, papiers qui volent, yeux qui pétillent et cris de joie ...

Bon, ok. En vrai, tu as commandé des Lego Disney Princess hors de prix et/ou en rupture de stock sur Amazon, tu as pesté contre ce con de facteur qui t'as laissé un avis de passage alors que TU ETAIS CHEZ TOI T'AVAIS PRIS UN RTT EXPRES PUTAIN !!!! Tes gosses ont l'air d'être sous exta depuis 2 semaines, ils te saoulent à n'en plus finir avec leur décompte de Noël ("ouiii chérie, Noël est TOUJOURS dans 8 jours, comme il y a 5 minutes.") et tu languis que tout soit fini et qu'ils se caaaalment, bordel.

Zen. Respire un bon coup. Et fais des biscuits de Noël, ça te détendra et promis, ça te mettra dans l'ambiance.

Je me suis aperçue hier qu'en fait, j'avais depuis un an dans (le bordel de) mon cellier un emporte-pièces "petit bonhomme". Il n'en fallait pas plus (enfin si, un repas de service) pour que je me lance enfin dans la préparation de biscuits que j'aime tant. Ils sont supers jolis, et avec un déco simple au glaçage royal (ou au stylo décor si tu es mieux équipée que moi), ils font leur petit effet. Et ce parfum de pain d'épices ... Han, c'est trop bon.



POUR UNE TRENTAINE DE BISCUITS

LES INGRÉDIENTS :

  • 125g de beurre pommade
  • 100g de miel doux
  • 50g de cassonade
  • 1 gros oeuf
  • 150g de farine semi complète
  • 150g de farine blanche
  • 1cc de levure chimique
  • 1.5cc de mélange pour pain d'épices
et pour la déco (glaçage royal) :

  • 1 blanc d'oeuf
  • 150g de sucre glace
  • 1 trait de jus de citron 

EN CUISINE !

On mélange le miel, le sucre et le beurre pommade jusqu'à obtenir un appareil crémeux. 
On ajoute l'oeuf, on mélange bien, puis les épices (1cc peut suffire mais j'aime que ce soit bien parfumé), et on mélange.
Enfin, on ajoute les farines et la levure, on mélange à la spatule et on forme une belle boule de pâte que l'on met durcir au frigo 30 minutes (ou au congélo 15 minutes)

On préchauffe le four à 180°C, et on étale la pâte sur un plan de travail bien fariné. On lui donne une épaisseur de 1/2cm ou un peu moins, il faudra adapter le temps de cuisson en fonction. On découpe ses bonhommes à l'emporte-pièces, on les dépose sur la plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé et zou, au four, entre 8 et 12 minutes. Les biscuits doivent ressortir légèrement dorés sur les bords. 

Quand ils sont cuits, on les dépose sur une grille et on les laisser refroidir.

PEndant ce temps, on prépare le glaçage royal : dans un saladier, on ajoute au blanc d'oeuf un filet de jus de citron, puis la moitié du sucre glace tamisé, on mélange au fouet, puis on ajoute la seconde moitié du sucre. On fouette bien et on laisse prendre quelques minutes.

Ensuite, soit on fabrique un cornet soit on se sert d'une petite seringue (on la trouve en pharmacie). Et on fait ses petits dessins choupis mignons : des yeux, une bouche, des manches et des boutons.

On laisse sécher une petite demi-heure ...

Et hop, on déguste, avec un bon thé de Noël (le Green Christmas Tea de chez Damman Frères est à tomber), ou on fait de jolis sachets pour les instits et les Atsems !

Des bises les amis, et on garde le Christmas Spirit !!








4 novembre 2015

Le Brookies ou la décadence totale

Cher ami lecteur gourmand,

Tu aimes le brownie ?
Tu aimes les cookies ?
Tu aimes les contractions ? Ouais, bon, moi les contractions c'est pas trop mon kiff, rapport au fait qu'il y a 3 mois je chouinais de douleur en réclamant "LA PÉRI PUTAIN !!!". Mais sinon, les contractions de type mot-valise (pas de maternité), ça va, j'ai rien contre.

NDLR : un mot-valise est un néologisme formé par la contraction de deux mots qui, eux, existent bel et bien. Un exemple célèbre dans ton placard : les Pom'potes. Un exemple un peu plus érudit : la foultitude (d'un certain Victor Hugo, je sais pas trop qui c'est, je crois qu'il a écrit un bouquin ou deux).

Bref, meilleur que les Pom'Potes, bien meilleur que les Thénardier, assurément et indubitablement meilleur que des contractions, le Brookies est le fruit du délicieux mariage d'un brownie et d'un cookie. Ils ont vécu heureux, ils ont fait des tas de trucs interdits aux moins de 18 et crois-moi, ils ont eu un enfant qui déchire sa race.


Sans plus attendre, va donc sortir tes tablettes de chocolat (non, s'il te plaît, remets ton tshirt, de toute façon, après avoir englouti ton brookies, celles-là auront disparu) et enfile ton tablier.

LES INGRÉDIENTS :

1/ Pour la pâte à brownie
  • 125g de chocolat noir
  • 75g de beurre doux
  • 125g de sucre
  • 2 oeufs
  • 75g de farine
  • une belle poignée de cerneaux de noix 

2/ Pour la pâte à cookies
  • 135g de cassonade
  • 120g de beurre salé
  • 165g de farine
  • 1 oeuf
  • 1 cc de levure chimique
  • 100g de chocolat noir coupé en grosses pépites 

HERE WE GOOO !

Préchauffe ton four à 180.

Graisse et farine un moule carré, ou rectangulaire.

1/ On commence par la pâte à brownie, qui sera notre couche inférieure.
Fais fondre au micro-ondes, dans un récipient adapté, le chocolat coupé en carreaux et le beurre en morceaux, genre 1 minute 30 à 700W. 
Pendant ce temps, dans un saladier, fais blanchir les oeufs avec le sucre.
Lisse bien le mélange choco-beurre et ajoute-le à ta préparation. Fouette pour bien homogénéiser.
Ajoute la farine, fouette de nouveau.
Enfin, verse tes noix grossièrement hachées. Mélange une dernière fois et verse le tout dans ton moule.

2/ Pour la pâte à cookies, on commence par fouetter le beurre pommade (mou quoi) avec la cassonade. On obtient une consistance de crème.
On ajoute ensuite l’œuf, on mélange, puis farine et levure. On amalgame bien, et un rajoute les grooosses pépites.

On étale ça le mieux possible sur la pâte à brownie, en versant des cuillères à soupe qu'on étale un peu.


Et hop, une vingtaine de minutes au four, jusqu'à ce que le dessus soit doré.


Une fois cuit et un peu refroidi, on détaille le brookies en petits carrés et on se jette dessus comme suit : 
  • Tiède, le jour même, tout est fondant, les pépites coulent, le dessus est légèrement croustillant ... Dément (et légèrement écœurant)
  • Froid, le lendemain. Les couches sont plus fermes, on retrouve toutes les sensations des deux biscuits, et on peut en manger plus.

 





Ce gâteau est une petite tuerie, à consommer sans aucune autre modération que celle que te dicte ta balance. 

Cette merveille a été dénichée sur le blog Perle en sucre qui est par ailleurs un bonheur de gourmandise, allez y faire un tour !

14 octobre 2015

6 ... (Saucisse)

Voilà, ce blog reprend du service (ce qui rime avec saucisse). Pas un mot depuis juin, vous vous en doutez, ce n'est pas le cœur mais le temps qui manque. Heureusement, Patricia est là pour me filer un coup de pied au derche. Elle est d'humeur joueuse, Pat, aujourd'hui. C'est qu'on est mercredi. Jour des p'tits n'enfants, du poulet / patates à midi, et des heures qui passent trop vite (ou trop lentement, selon le point de vue duquel on se place). Jour étrange où le parent est partagé entre la joie d'avoir sa progéniture avec soi, et l'envie irrépressible de fuir loiiiiiin après quelques heures passées avec elle. Jour où il faut JOUER, aux Playmo, aux Kaplas, aux 7 Familles, au Cochon qui Rit - encore - plus - voire - même - beaucoup - trop - hin - hin - hin.

Mercredi, quoi. Mais aujourd'hui, c'est moi qui joue. La règle du jeu fixée par Patricia : dire ce que m'évoque le chiffre 6, puis nommer 6 blogueurs, et leur attribuer un chiffre pour qu'ils fassent de même.

Bien sûr, je suis une vraie gosse. Et les règles du jeu, moi, j'aime pas ça. Les règles du jeu, c'est fait pour être contourné. Les règles du jeu, on les réinvente pour qu'elles nous arrangent. Epicétou.

Alors PAF ! Voici mon jeu à moi. D'abord parce que le 6, à part la saucisse (et mon âge mental), ne m'évoque rien. Et puis 6 blogueurs à nommer, c'est beaucoup, et je n'aurai pas la prétention d'en connaître autant. Et enfin oui, je suis une chieuse.

Mon chiffre à moi, c'est le 4

4, c'est notre commencement à nous. Un 4 mai, nos 4 yeux se sont croisés, les doigts de nos 4 mains entrelacés. Ils ne se sont plus jamais lâchés.

4 ans plus tard, nous avons sauté le pas de nos 4 pieds joints et emménagé dans le premier de nos 4 foyers successifs, dans une ville dont le nom est composé de 4 mots. 4 mots aussi pour notre destination suivante, et pour notre ville actuelle.

4 ans de plus, et de 2 nous sommes devenus 3. C'était fort, c'était beau, d'un enfant c'était une famille qui naissait. Nous nous sommes aussi pacsés. C'était impersonnel et très froid, la greffière pâle dans un box gris planté au milieu de la Salle des Pas Perdus. La poussette rouge, que nous avions réussi à caser dans ma 106 bleue, et notre bébé tout rose tout neuf détonnaient dans ce décor en noir et blanc.

3 ans de plus, et nous avons franchi le pas de 4. Notre 2ème, qui a fait 4, a pointé son joli nez en trompette lors du 4ème mois de l'année. Nos 4 mains ont façonné les 4 leurs.

4 ans encore, et aujourd'hui elles sont 3. 
4 ans de plus et nous voici à 5. 
4 petites mains caressent les 2 petites joues de notre 3ème petite fille.

Mon rêve à moi, c'est qu'elles soient un jour 4. Dans 4 ans ?


*******

Merci Patricia pour ce bel exercice, et les jolis moments à coucher sur le clavier.

Et puisqu'il me faut passer le relais, j'invite ... 
Marie Grain de Sel (pour lui faire faire une pause entre 2 billets sexos)
Paf le PAF parce que c'est comme ça
Ma voisine Ouiche Lorraine (qui en vrai n'habite pas en Lorraine, mais peut-être qu'elle porte des sabots) des Moukraines à la Glaviouse
Et puis c'est tout. Les gars, débrouillez-vous avec le chiffre 2.

6 octobre 2015

Message de service (et des news en vrac)

Hello les p'tits poulets ! Ça faisait un bail ...

Oui, depuis quelques temps, chez moi, y a du p'tit poulet ou plutôt de la p'tite poulette, des p'tites cuisses de poulets trop craquantes, des p'tits pieds à grignoter, des joues comme les hamsters à engloutir de baisers, des p'tits doigts qui m'agrippent, qui m'agrippent, une bouche goulue gloutonne qui me dévore, une bouille d'amour de plus qui en fait trois. On l'appelle Désirée, car elle nous a bien faits languir. Mais tout le monde sait que plus un petit plat mijote, meilleur il est ... Autant vous dire que cette recette-là est parfaite.

Alors pas trop de cuisine, que de l'essentiel et de l'alimentaire, pas trop le temps pour le plaisir et les photos. Parfois un gâteau (parfois même très raté) vite avalé, c'est si rare, et le clavier qui me démange de vous en écrire la recette. Mais ma tête est ailleurs, mes bras et mes mains aussi.

Je ne sais pas quand ce blog que j'aime reprendra du vrai service, j'espère que vous ne partirez pas trop loin et que vous viendrez y jeter un œil de temps en temps, on ne sait jamais.

En attendant et pour occuper mon peu de temps libre, j'ai appris à crocheter. Créer, faire naître des choses de mes mains, peu importe de quelle manière. La cuisine, l'écriture, le crochet. Si le cœur vous en dit, il y a mon compte Instagram, et quelques photos de mes premières réalisations.

Mais ma plus belle, c'est bien celle-là.

Petits pieds jolis

11 juin 2015

Ma grande.

Des billets sur toi, je pourrais en écrire des centaines, tant il y aurait de choses à dire. J'en ai commencé des milliers, sans jamais aller jusqu'au bout, sans les partager, griffonnés à l'encre rose sur un bout de carnet. Il y a trop à dire, trop à penser, trop à réfléchir, trop à remettre en question, mille fois, trop à angoisser et te regarder en me demandant si tu es heureuse.

Et demain, 7 ans déjà. 7 ans tout pile mais j'ai l'impression d’en avoir vécu le double à tes côtés. Tu as tout fait de moi. Une mère, une louve, une furie, une psy, une instit, une infirmière, un immense point d'interrogation. Je t'ai donné la vie, et toi tu m'as offert le reste, même ce que je n'imaginais pas.

Je te regarde grandir, jour après jour, question après question, et je ne peux m'empêcher de me revoir. De revoir tout ce qui a fait de mon enfance un souvenir pas très joyeux, plein de solitude, de rêverie, de trouille, de mille questionnements et de ce sentiment d'être à part. Je me demande si ces 7 années et les autres à venir te laisseront le même goût doux-amer, et ça me ronge un peu, beaucoup. Je voudrais tellement tout comprendre, tout apaiser, tout prévenir, te protéger si fort, de toi, de nous, des autres et de cette société moche qui nous entoure. 

Je sais ta fragilité, tes émotions puissance mille, ton sens de la justice. Je sais cet arbre dans ta tête, aux milles branches que tu voudrais toutes explorer, et le temps infini que cela demande. Je sais ton esprit qui vagabonde si loin que tu en oublies notre petit monde ici-bas. Je sais tes rires sans limites et tes pleurs tout autant. Je sais tout ça et je n'y peux rien.

J'aime ton air concentré, tes boucles folles, ton sourire énorme et tes dents pas parfaites. J'aime tes baisers sur mon gros ventre et quand tu touches pour savoir où est la tête du bébé. J'aime t'entendre lire des histoires et te voir mettre de la couleur partout avec application. Je ne le dis surtout pas mais j'aime t'entendre dire des bêtises et rire à gorge déployée avec ta petite sœur, comme ivre. J'aime te la voir embrasser si fort le matin avant de courir vers ton école et en oublier vos disputes. J'aime quand tu oublies ta pudeur et que tu nous offres des câlins et des je t'aime.

Je t'aime si fort et c'est parfois trop, mais ce n'est jamais trop finalement quand on a un enfant.

Je t'admire, aussi. J'admire ce don que tu as, cette façon de voir le monde et de t'émerveiller de tout, t'intéresser à tout, t'interroger sur tout. J'ai du mal à suivre parfois et le sentiment de ne pas t'arriver à la cheville, alors je potasse et je bachote pour être à la hauteur de tes attentes et ne pas te décevoir.
J'admire cette ténacité qui fait de toi une tête de mule, même si je râle parce que tu ne cesses jamais, jamais d'insister. J'admire ta mémoire éléphantesque et les souvenirs invraisemblables que tu ramènes souvent à la surface, bien que tu ne te rappelles jamais ce que tu as fait le matin-même à l'école.
J'admire tant de choses en toi et je te le dis si peu.

Avec toi, je suis intransigeante, je râle, je peste, je crie, je suis probablement l'inverse de ce que je rêvais d'être, avant. Avant toi.
Avec les autres, grands ou petits, ceux qui ne te comprennent pas, ceux qui ne voient pas en toi la petite fille exceptionnelle que tu es, tous ces gens même proches qui, simplement, ne savent pas, je peux mordre, maudire et détester. Je ferais n'importe quoi pour te protéger. 

Mais demain, rien de tout cela. Demain, tes 7 ans, ta fête, ton moment à toi, ta parenthèse enchantée. Juste tes yeux qui pétillent, où danse la flamme des bougies.

Ma grande, ma douce, mon crabe, mon zèbre, ma furieuse, ma moitié, ma chair. Ma fille.


20 mai 2015

Muffins à la myrtille - Blueberry muffins

... comme on dit aux States (bilingual, remember ?)

Je vous avais dit que je reviendrai avec des recettes pleines de sucre et de calories. Il faut dire que bon, mes premiers mois de baleinage ont été chaotiques niveau bouffe : je ne pouvais plus rien avaler de sucré. Oui, moi. Plus une seule lichette de Nutella, plus de tartines au petit-dèj', plus de dessert, de yahourts, de fruits ... J'ai passé plusieurs mois (on peut aller jusqu'à 6, ouais, quand même) à petit-déjeuner de thé, pain de mie, jambon et fromage, et à déjeuner / dîner de pâtes au pesto. Ahhhh, le pesto ... *soupir*

Bref, après cet intermède salé frustrant (ben ouais, j'ai dit PAS DE NUTELLA BORDAYL !!!) j'ai enfin pu goûter de nouveau aux joies des calories, du sucre à gogo et du NUTELLA (monomaniaque).

Enfin, ce n'est pas pour vous proposer une recette au NUTELLA que je suis là aujourd'hui, même si la couleur de mes muffins a induit mes filles en erreur ("Haaan cool, des muffins au NUTELLA" - filles de leur mère)

Non, ce sont des muffins aux myrtilles, comme aux US, yeah ! En plus de vous faire voyager, ils vous épargneront les x heures de vol, parce qu'ils sont prêts en 30 minutes chrono, cuisson comprise. 




LES INGRÉDIENTS pour 10 muffins :
  • 230g de farine
  • 100g de cassonade
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 grosse pincée de sel
  • 1 œuf
  • 20 cl de lait
  • 6,5 cl d'huile neutre (tournesol, colza ...)
  • 125g de belles myrtilles fraîches (bio, ici)

LET'S COOK !

Préchauffage du four à 200°C et décollage immédiat ...

Bon, alors tout ça est très compliqué :
  1. Dans un premier récipient, on verse les éléments secs : farine, cassonade, sucre vanillé, levure, sel. On mélange.
  2.  Dans un second récipient, on verse les éléments humides : on bat l’œuf, on ajoute le lait et l'huile.
  3. On verse les éléments humides (2) dans les éléments secs (1) et on mélange à la cuillère rapidement, sans trop insister, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de farine apparente. Les grumeaux ? On s'en fout, s'il y en a ce n'est pas grave.
  4. On ajoute les myrtilles lavées et séchées, on incorpore délicatement ...
  5. On verse la préparation dans des moules à muffins, on saupoudre légèrement de cassonade pour faire croustiller et zou, au four pour 20 minutes.
  6. On atterrit aux States lorsque le four sonne.
Un bon thé, un muffin, le bonheur.

Bon app' guys !

10 mai 2015

Mes "Simple Green Smoothies"

Il y a un an environ, je découvrais grâce à Marjoliemaman et Céline (Le blog de Marjoliemaman, Merci pour le Chocolat, Wonderful Breizh ... ces filles sont hyperactives !!) le principe des Green Smoothies

Popularisées par le site Simple Green Smoothies, ces boissons rafraîchissantes et ultra-vitaminées marient les fruits, jus et eaux végétales à des feuilles vertes, "leafy greens" en anglais, aux multiples vertus : pour ne citer que certaines, elles sont bien sûr riches en chlorophylle, mais également en potassium, magnésium, folates (le fameux acide folique - coucou les baleines), des vitamines A, C, E, K, des fibres ... (source : site Veg'an Bio). Bref, toi qui as un petit coup de mou, tu peux oublier le Red Bull et te délecter de NATUREL bordel.




Bien évidemment, il faut dans la mesure du possible utiliser des fruits et feuilles de saison, et du bio, si l'on veut aller au bout de la démarche. Mais tu peux faire comme moi et congeler tes fruits, que tu peux ainsi ressortir en petite quantité quand ça te chante, et utiliser directement surgelés.
Les fruits sont entiers et épluchés, sauf pomme, poire, pêche etc.

Les feuilles que j'utilise le plus souvent sont les feuilles d'épinards, le chou plat, la mâche. Le chou Kale (sorte de chou vert frisé) est très souvent utilisé dans les recettes d'origine, mais on n'en trouve pas partout (genre pas au Carrouf' du coin), dommage. Les herbes aromatiques comme le basilic, la menthe sont parfaites pour parfumer un smoothie (fraise + menthe = love).

En termes de liquides, j'utilise beaucoup d'eau, ou de purs jus de fruits pressés par mes soins (exceptionnellement en bouteille). On peut également utiliser de l'eau de coco, des laits végétaux (amande, noisette ...), non sucrés bien sûr.

Enfin, on peut user et abuser d'épices de toutes sortes pour parfumer ses "cocktails" : cannelle, anis, gingembre, selon son goût et son imagination ! On peut également ajouter des flocons d'avoine, de la noix de coco râpée que l'on mixe avec les fruits et les feuilles. 

Sky is the limit, en gros. Mais attention, on n'ajoute jamais de sucre. On trouve des subterfuges, comme la banane, la pomme, la mangue, la poire, qui sont naturellement sucrées et qui, de par leur texture, donnent de la tenue aux smoothies.

Pour la préparation, il suffit d'avoir un blender (ou son fidèle Thermomix), et de mettre les ingrédients dans l'ordre : feuilles puis liquide puis fruits. La proportion à respecter est la suivante : 2 doses de feuilles pour 2 doses de liquide pour 3 doses de fruits.

Ensuite, laisse courir ton imagination !

Quelques recettes de base, selon le contenu de mon frigo ... Les quantités suffisent à 2 personnes, et les mesures sont faites à l'aide d'un verre standard (20cl), on parle ici en volume.

Pour commencer, le "Beginner's Luck" de Simple Green Smoothies ... Miam !
  • 2 verres d'épinards
  • 2 verres d'eau
  • 1 verre de mangue
  • 1 verre d'ananas
  • 2 bananes

Le green smoothie ... rouge ! Magnifique.
  • 2 verres de chou plat
  • 1 verre d'eau
  • 1 verre d'orange pressée
  • 1 verre de fraise
  • 1 verre de fruits rouges surgelés
  • 1 banane

Le smoothie façon Pina Colada !
  • 2 verres d'épinards
  • 1 verre d'orange pressée
  • 1 verre de lait de coco
  • 1 verre de mangue
  • 1 verre d'ananas
  • 1 banane

Puis des smoothies sans nom :

  • 2 verres d'épinards
  • 1 verre d'eau
  • 1 verre de jus d'orange fraîchement pressé
  • 1 verre de fraises
  • 1 verre d'ananas
  • 2 bananes


  • 2 verres de chou plat
  • 2 verres d'eau
  • 1 verre d'orange (entière, sans peau)
  • 1 verre de mangue
  • 1 verre de fraises


  • 1 verre d'épinards
  • 1 verre de concombre (oui oui !)
  • 2 verres d'eau
  • 1 verre de pomme
  • 1 verre de framboises surgelées
  • 1 banane
  • quelques feuilles de menthe 


  • 2 verres de mâche
  • 1 verre d'eau
  • 1 verre d'orange pressée
  • 1 verre de pomme verte
  • 1 verre de fraises
  • 1 banane


Allez ... A vos blenders les p'tits gars !

4 mai 2015

Pilons de poulet au four - Le Fourrezitout du jour (plat complet)

Tu t'interroges, toi ô lecteur de la première heure : mais que fait-elle ? Où sont passées les recettes pleines de sucre, de beurre et de chocolat ? Quid des cookies, brioches et autres muffins ? Tu es en hypoglycémie mais rassure-toi : je te donnerai prochainement ta dose de glucides.

Pour l'heure, je retrouve le plaisir de préparer à manger pour ma petite famille tous les midis. Et je ne suis pas radine : je partage avec toi mes petites recettes simplettes et vite faites (putain, ça rime. Poète - pouët.)

Quoi de plus rapide que de faire un plat complet ? Un plat fourrezitout, quoi. Paf, les légumes, paf, la viande, et paf, au four.

Je pratique régulièrement le fourrezitout à base de poulet, notamment de pilons. Petits donc cuisant vite, parfaits pour rentrer dans un plat, parfaits pour être dévorer par les kids avec les doigts - slurp - miam - on s'en fout partout. Je varie les légumes que j'y ajoute, les assaisonnements, selon l'envie et le contenu du frigo.

Je te propose ici le fourrezitout "poulet, courgettes et tomates en persillade", à accompagner de petites pommes de terre vapeur, ou de riz.



LES INGRÉDIENTS pour 4 personnes :
  • 8 à 10 pilons de poulet
  • 2 courgettes
  • 2 belles tomates
  • 1 oignon
  • 4 branches de persil
  • 1 gousse d'ail
  • 1/2 cc de sel de Guérande
  • Poivre
  • 2 cl de vin blanc sec
  • 2 cs de crème fraîche
  • 1 cs d'huile d'olive

EN CUISINE !

Préchauffe ton four à 180°C. 

Lave et épluche 2 courgettes, et tranche-les à la mandoline (non, pas l'instrument de musique, l'autre).

Lave tes tomates et coupe-les en fins quartiers.

Dépose tes légumes dans un grand plat à gratin.

Au robot, au hachoir, ou tout autre instrument coupant (pas au rasoir, c'est chiant, surtout le 5-lames), hache menu-menu persil, oignon et ail. 

Ajoute cette persillade à tes légumes, ainsi que le sel et le poivre. Mélange, touille, remue, bref, fais en sorte que tes légumes soient bien assaisonnés de partout.

Arrose du vin blanc, nappe d'un peu de crème. 



Dépose par-dessus tes pilons de poulet salés et poivrés, badigeonne-les d'huile au pinceau, pour qu'ils bronzent une fois au four.


Enfourne-moi tout ce petit monde, pendant 45 à 50 minutes.

Et toi, c'est quoi ton plat fourrezitout ? 

Bon app' les p'tits gars !

30 avril 2015

Filet mignon en croûte facile

Voire même trop fastoche. Et hyper rapide. Je le vends bien, mon filet mignon, là ?

Bon, il est temps que ce blog reprenne vie, et qu'on y cause un peu bouffe. Étant désormais à la maison pour cause pour de baleinitude aigüe, et de gambettes en mode baudruche, j'ai tout le temps nécessaire, entre 4 allers-retour quotidiens à l'école, pour me rendre en cuisine. Même si le trajet est un peu long.
Je retrouve enfin le goût de préparer de bons petits plats, goût qui s'était perdu quelque part entre un job à temps plein, une vie familiale bien remplie et une très légère fatigue maternelle m'obligeant sournoisement à ronfler devant la télé à 21h02.

Bien sûr, le créneau 8h30 - 11h30 passe à une vitesse folle, si l'on décompte le temps de trajet maison / école plus mou du genou que d’habitude. Et je ne peux décemment pas faire pâtes - riz - patates à tous le repas (ah si, je peux ?). Bref, il me faut du bon, du rapide, et un peu du qui-change, j'ai une réputation à tenir, merde.

Ce filet mignon, il est top pour un midi pressé, mais il est aussi parfait pour un dîner entre potes, ou en famille (tu peux raconter que tu tiens cette recette de ta grand-mère, qui elle-même la tenait de, etc ...) Et en terme de préparation, c'est 10 minutes maxi. Cuisson 35 minutes. Hop hop hop, file en cuisine, je te rejoins (dans une heure).

Il est mignon



LES INGRÉDIENTS pour 4 personnes :
  • un filet mignon de porc de 600g environ
  • une pâte feuilletée toute prête ou maison
  • 1 gousse d'ail
  • 2 cs de moutarde
  • 2 cs de crème épaisse
  • 1 jaune d’œuf et une goutte de lait
  • herbes de Provence
  • Sel et poivre du moulin

EN CUISINE !

Préchauffe ton four à 180°C. Fastoche.

Les ingrédients

Prépare ton filet mignon : épluche et coupe ta gousse d'ail en plusieurs fins morceaux. Entaille le filet mignon en plusieurs endroits et pique tes morceaux d'ail. Sale et poivre la viande sur toutes ses faces. Toujours fastoche.

Déroule ou étale ta pâte, place ton filet au centre. Fastoche mais faut bien centrer.

Mélange la moutarde et la crème, et badigeonne le filet de cette préparation, dessus dessous partout. Fastoche, et ça entraîne pour se tartiner de crème solaire cet été.

Saupoudre d'herbes de Provence. Fastoche, tu entends les cigales ?

On tartine

Referme ta pâte feuilletée sur la viande. Un peu moins fastoche : il faut que la pâte soit bien fermée.

Le filet est pris au piège

Fais des croisillons sur la pâte avec une fourchette. Fastoche, fastoche ... mais moi je suis une buse en dessin.

A l'aide d'un pinceau, dore ta pâte au jaune d’œuf battu mélangé à une lichette de lait. Fastoche, si t'es pas trop mauvais en peinture.

Ne lui reste plus qu'à bronzer

Dépose le filet empâté sur la plaque, et enfourne pour 30 à 35 minutes à 180°C.

En résumé, c'est trop fastoche.

Le découpage néanmoins, c'est périlleux si tu ne veux pas abîmer ton œuvre d'art croustillante, alors aiguise bien ton couteau.

NDLR : Attention, la viande et la crème rendent de l'eau. La pâte dessous n'est pas vraiment croustillante. Pour éviter ceci, 2 solutions : 1/ oublie la crème et contente-toi de la moutarde, et 2/ fais précuire ton filet mignon à la casserole avec un peu de matière grasse durant une dizaine de minutes, afin qu'il perde son eau. Re-attention, si tu passes par l'étape 2/, il faudra BIEN laisser refroidir la viande avant de la placer dans la pâte feuilletée, sinon cata assurée ! 

Comme l'étape 2 n'est pas très compatible avec mon manque chronique de temps et d’organisation, je la zappe. La viande rend donc effectivement de l'eau que je vide dès la sortie du four, et présente un peu moins bien (mais bien quand même), mais elle n'est pas sèche du tout.

Bref, une recette fastoche, à servir avec une salade verte (caution légumes, toujours), et des pommes de terre vapeur. La moutarde ne pique pas le délicat palais des z'enfants, toute adoucie qu'elle est par la crème.

Caution verdure

Bon app' les p'tits gars !

29 avril 2015

Cheeseburgers au bleu

Oh mon Dieu. Le dernier billet de ce blog date du 4 février 2015. Trou cosmique, faille spatio-temporelle ou débordement d'activités parento-professionnelles ? La 2ème option me paraît la plus plausible, d'autant que je peine à me souvenir de ce que j'ai fait hier, alors que dire des 3 précédents mois ...

Bref, rassurez-vous, je n'ai pas pour autant cessé de manger (et ce n'est pas le Petit Pois mu en Gros Flageolet qui vous dira le contraire), ni même de cuisiner, encore moins de cuisiner GRAS. Au diable les aigreurs d'estomac, les ballonnements, les lourdeurs, les ... (la vache, j'envoie du rêve là. Reprends-toi ma petite Spipile, on est sur un blog de cuisine là. Oublie les varices et les hémorro... Ouais, ta gueule en fait.)

Cuisiner GRAS, disais-je. La femme enceinte (enfin moi surtout) aime manger du calorique, du lourdingue, du qui-cale. Elle y met quand même 3 feuilles de salade, car la femme enceinte aime avoir bonne conscience. Elle peine néanmoins à digérer, la faute à cette salade, sûrement pas fraîche.

La femme enceinte aime la junk food. C'est maaaaaal. Mais elle aime le fait-maison. C'est bieeeeeen. Elle fait donc de la junk food maison. C'est ... c'est ... booooon.

La femme enceinte aime la bouffe New-yorkaise, mais elle ne peut pas prendre l'avion, rapport à ses jambes qui gonflent. Elle traîne sa guibole habillée de bas de contention hyper sexys, et se plonge vautrée dans son canapé (dont elle n'arrive plus à se relever - BORDEL) dans la lecture baveuse de "La Cuisine de New-York" chez Solar Éditions, bouquin de cuisine très sympa où elle salive sur une recette intitulée "Cheeseburgers au bleu".

La femme enceinte se rend donc en cuisine. Son GPS lui indique un temps de trajet approximatif de 32 minutes pour un parcours de 12m, compte tenu d'un départ tardif (personne pour la treuiller hors de ce fichu canap') et de problèmes de circulation (sanguine). Arrivée à destination, elle enfile son tablier, renonce à le nouer (il manque 10 cm de ceinture), le quitte en pleurant qu'elle a trop grossi, le jette par terre de colère, se baisse pour le ramasser, reste coincée dans une position très inconfortable mais potentiellement suggestive pour toute personne arrivant à l'improviste, jure comme un charretier, ce qui enlève toute suggestivité à son fessier proéminent, arrive finalement à se décoincer et se laisse choir sur une chaise (qui couine comme une souris agonisant dans une tapette). Il lui faudra 8 minutes supplémentaires pour se relever et commencer à sortir les ingrédients. Après tous ces efforts, de toute façon, elle peut bien compenser en mangeant GRAS.




LES INGRÉDIENTS (pour 4 burgers) (donc pour une personne) :
  • 4 pains à burger
  • 1 fromage bleu de 150g (un bleu de Bresse, ou de la fourme d'Ambert)
  • mayonnaise et moutarde 
  • quelques feuilles de salade (= bonne conscience)
  • quelques rondelles d'oignon rouge
Pour la préparation de viande
  • 500g de bœuf haché
  • 4 branches de persil
  • 1 cs de câpres
  • 3 anchois
  • 1 échalote
  • 8 petits cornichons
  • 2 cs de mayonnaise
  • 1 cs de moutarde
  • sel et poivre du moulin

EN CUISINE !

Commençons par les steaks. On peut d'ailleurs utiliser cette préparation de viande très parfumée pour tout type de burger maison.

La femme enceinte étant dans l'économie de mouvements, elle met dans son Thermomix les feuilles de persil lavées / séchées, les câpres, les anchois, l'échalote coupée en 2, les cornichons, mayo zé moutarde, 1 cc de gros sel de Guérande et le poivre, et hop, elle mixe le tout 5 secondes vitesse 5, elle racle à la spatule, puis re - 5 secondes vitesse 5. Elle racle de nouveau les bords du bol, ajoute la viande, et mixe le tout une vingtaine de secondes vitesse 4.

Si on n'est pas enceinte / feignasse / muni(e) d'un Thermomix ou autre robot qui mixe, on hache menu menu le persil, les câpres, anchois, échalote et cornichons, on les dépose dans un saladier, et on ajoute le bœuf, la mayonnaise et la moutarde, et on malaxe le tout pour homogénéiser.

On divise cette préparation en 4 (moi j'en ai fait 6 avec cette quantité) et on façonne des steaks ronds, de la taille des pains à burgers. Moi j'ai étalé la viande en une couche régulière sur ma planche, et ai utilisé un petit bol, comme un emporte-pièces.



On place les steaks au frais pendant au moins 15 minutes.

Pendant ce temps, on ouvre les pains et on les fait légèrement griller, soit au grille-pain (logique), soit au four, 5 minutes à 200°C.

On nappe la base du pain de mayo / moutarde, on dépose de la salade émincée et des rondelles d'oignon puis une belle tranche de bleu. NB : j'ai utilisé du roquefort. Pas la meilleure idée, puisque son goût très prononcé annihile celui de la viande, ce qui est dommage compte tenu de la préparation bien parfumée de celle-ci.. En outre, il est un peu trop salé.

On fait cuire les steaks, à feu vif, dans une poêle anti adhésive sans matière grasse (c'est important hein, de cuisiner sainement). On les dépose sur notre base de pain garnie, on peut rajouter un peu de mayo / salade / miettes de bleu et on referme.

Et miam ! Euh pardon : YUMMY comme on dit à NYC !

Bien évidemment, quelques frites steak-house pour accompagner ... La femme enceinte est RA-VIE (et ballonnée)




4 avril 2015

Mars (et ça repart)

Il y a des jours comme ça, comme beaucoup en ce moment, où c’est dur, où on en chie, où on en chiale - la faute à ces fichues hormones qui ne retiennent plus rien. Où on est pris dans le flot et on ne trouve plus le temps, où on croit qu’on n’a plus l’envie. Où on se dit que si on écrivait, ce serait chiant comme la mort, et qu’est-ce que les gens en ont à faire de tes galères, ont-ils vraiment envie de lire tout le morose et les boules alors qu’on en prend bien assez dans la tête dès qu’on écoute les infos.

Et puis on se prend à raconter en riant aux collègues de boulot les âneries des enfants et notre crise d’hystérie du matin – soir – week-end / rayez la mention inutile / il n’y en a pas. On tourne ça à la blague et il vaut mieux en rire que de sortir encore les mouchoirs. Puis il n'y a rien d’autre à faire qu’à se marrer, puis des larmes de rire ça fait moins couler le mascara.

Alors voilà, on va rire, et recommencer à écrire, pour relativiser tout ça et se poiler un peu a posteriori, a posteriori seulement parce que sur le moment on continuera sans doute à devenir maboule et à avoir des réactions de hyène bipolaire.

Avec un peu de chance, vous me direz-vous aussi en commentaires ou ailleurs que c’est la folie chez vous, la faute au temps, aux hormones, aux gosses relous et aux nuits sans sommeil, aux rythmes scolaires de merde, au changement d’heure et au boulot qui s’accumule. On rigolera de tout ça, à en faire pipi dans la culotte, la faute à ce périnée mal rééduqué et à ces 5 minutes qu’on ne prend pas pour aller pisser (et qu’on n’aura jamais pour pisser TRANQUILLE).

Ready ? Go pour la rétrospective du mois de mars, sponsorisée par mes filles. Bien sûr, ceci n’est que le Maxi Best Of, j’en garde sous le coude pour un futur roman (mytho) (ou des séances chez une psy).

Les filles sont raviesd’avoir bientôt une petite sœur. Bien évidemment, elles s’empressent de nous le montrer chaque jour, avec délicatesse et subtilité.

La petite (que nous appellerons Spiderman pour préserver son anonymat), par exemple, essaie chaque jour de ménager sa maman fatiguée (et grosse et relou) :

  • En nettoyant elle-même avec le gant de toilette le sol qu’elle a tout à fait fortuitement recouvert de dentifrice en voulant le mettre sur sa brosse à dents (curieusement restée immaculée, ELLE)
  • En déroulant intégralement le rouleau de PQ, voulant très probablement faciliter la tâche de sa mère qui va aux toilettes environ toutes les 15 minutes (vessie comprimée oblige) et qui n’aura donc plus qu’à découper une partie des 5 mètres de papier rose qui serpente sur le sol (encore tâché de dentifrice BORDAYL)
  • En évitant à ses parents, ainsi qu’à ceux de ses copines de classe, de se coltiner un rendez-vous chez le coiffeur, se chargeant elle-même de sa coupe printanière et faisant bénéficier de ses talents artistico-ébouriffants ses camarades pendant que d’autres s’ennuient sur des activités totalement rébarbatives du style Géo-Coloredo ou peinture aux doigts. A côté, Edward aux mains d’argent est un petit rigolo. NB : la tendance 2015 est à la coupe-escalier.
  •  En lisant elle-même à sa grande sœur des histoires où les princesses « s’en battent les steaks » (sic)  (ouf, on s’est contenté des steaks)
  •  En soulageant ses parents de la corvée des lessives et du ménage inutiles. C’est vrai, pourquoi laver des fringues qui ne sont pas VRAIMENT sales ? Pourquoi nettoyer des sols où ne traînent que quelques (pelotes / crachats de) poils de chat et quelques (milliers de) miettes ? Faisons de ces corvées des corvées NECESSAIRES ! Elle a donc trouvé la solution, en pissant, au choix, dans sa chambre, dans le couloir, devant les toilettes, dans son lit à 3h du matin tout en baignant dedans jusqu’à 6h30 (pour laisser maman dormir), voire, top du top, à l’école, afin que les parents n’aient pas besoin de passer la serpillère. ENFIN des lessives utiles ! HALTE au gaspillage de l’eau ! Néanmoins, le rythme quotidien des changements / lavages de culottes - pyjamas - collants – draps - couettes devra être revu à la baisse, pour préserver tout l’intérêt des économies potentielles. 

Bien entendu, elle peut parfois, en dehors de ces moments de complet dévouement et de pure générosité, être amenée à manifester une légère contrariété à l’idée qu’un nouveau-né braillard et dépendant vienne lui chourer la place de « petite dernière à sa môman ». Contrariété qui se matérialise par quelques hurlements de chihuahua enragé doublés de coups de pied dans les portes et projection violente de tout jouet / animal à proximité immédiate (« meeeooooow ») pleurs discrets rapidement calmés par un enfermement immédiat dans la chambre avec bâillonnement et camisole de force gros câlin rassurant.

Quant à la grande, cet être absolument pas émotif pour un sou, elle garde sa zénitude en toute circonstance. Bien entendu, il y a parfois quelques signes. Bon, ok, on frôle régulièrement la crise d’adolescence. Mais à 6 ans ½, c’est l’âge non ? L’âge de la rébellion et de la moue boudeuse, de l’indépendance vestimentaire (aïe mes yeux), de la perpétuelle insatisfaction, des parents trop nazes, du 1er scooter, du … Oui, la précocité doublée d’une arrivée imminente d’enfant non désiré (par les autres enfants de la fratrie, cela va de soi) multiplie l’âge par 2, il faut le savoir.

Bref, cette grossesse passe comme une lettre à la Poste. Espérons qu’il en soit de même pour la future petite sœur et mon périnée le jour de l’accouchement (ou pas). 

Coucou les pieds !

Pour lutter contre la crise, je pense donc investir dans toute une série de bouquins censés préparer les enfants à l’impréparable : se faire gauler sa place par un être minuscule, rougeaud, sans un poil sur le caillou et hurlant, être dont personne ne peut sensément vouloir mais qui semble ravir ses parents, à en voir leur sourire niais et l’attention qu’ils lui portent. 

Une collection de livres à base de Tchoupi, Petit Ours Brun ou tout héros débile en-chan-té (l’andouille) à l’idée d’avoir un petit frère ou une petite sœur. M’enfin si quelqu’un me dégotte un exemplaire de « Spiderman devient grand frère », ou « Iron Man et sa petite sœur vont au marché », je pense que j’aurai encore plus de crédibilité. 

En attendant, je me contenterai du « Bébé Cadum » de Stephanie Blake. Simon le lapin a déjà connu son petit succès chez nous avec l’inénarrable « CacaBoudin » (qui se retient mieux que du Maurice Carême, sachez-le). Et un tour à la bibliothèque complètera nos lectures préparatoires (au pire).

Prout ! (Source : Amazon ©Stephanie Blake)

Quoiqu’il en soit, j’essaie de préparer mes filles mais je crois que j’en fais trop. Je crois par expériences (oui, je mets un « s » rapport au nombre de litres de pisse que nous avons épongés) qu’à trop vouloir anticiper, à trop vouloir leur en dire pour qu’elles n’aient pas de mauvaises surprises le moment venu, j’ai créé du stress et de l’angoisse là où il n’y avait peut-être même pas de questionnement de leur part. 

J’ai, entre autres, commis un matin l’erreur de leur expliquer que lorsque le bébé serait là, nous devrions nous occuper de lui, puisqu’il ne saurait rien faire, le boulet. Et que par conséquent nous aurions un peu moins de temps à leur consacrer. Les pipis, crises d’ado et autres joyeusetés qui ont suivi les jours d’après et qui m’ont amenée à les étriper questionner m’ont valu une réponse claire : « tu ne t’occuperas plus de nous, parce que tu n’auras plus le temps. » (et aussi « je veux pas de ce bébé, ça braille tout le temps et il va nous casser les oreilles et nous empêcher de dormir ». Hum. A qui le dis-tu.) 

Voilà. J’avais juste oublié de préciser que oui, nous aurions néanmoins du temps pour tout le monde, que oui, le bébé dormant une bonne partie de la journée (je sens que je m’auto-porte la poisse là) nous en profiterions pour jouer, et que oui, quoiqu’il arrive nous serions toujours, toujours là pour elles. Les choses ne vont pas de soi pour les enfants, surtout quand elles ne sont pas dites, et surtout pas quand ils sont très jeunes et/ou hypersensibles
 
J’ai fini par prendre le parti de leur faire oublier cette grossesse, même si mon gros bidon peut difficilement passer pour un abus de cassoulet. Et d’arrêter de leur parler d’un événement si lointain et impalpable pour elles. De simplement leur rappeler qu’aujourd’hui, il n’y a qu’elles, et que c’est à elles seules que nous nous consacrons. Que je vais bientôt m’arrêter de travailler, et que nous en profiterons, rien que nous. Et si elles décident qu’aujourd’hui elles n’aiment pas ce bébé alors que tout le monde leur répète qu’elles doivent trouver ça génial, eh bien elles ont le droit, hein, de trouver ça trop naze. De ne pas aimer ce truc qui n’existe pas encore mais qui prend décidément beaucoup de place. Et que le jour venu, elles verront. Elles ressentiront des choses, dans leur ventre et leur petit cœur. Et qu’elles réagiront comme elles le souhaitent, et à leur rythme. Qu’il n’y a aucune obligation, et que désormais, on les laissera tranquille avec ça.

Plus une goutte de pipi depuis. Des petites (hum.) crises, toujours, bien sûr, comme chez tout le monde. Mais rien de comparable. Ouf. 

Sages, je vous dis.

Pour finir avec ce mois de mars bien (trop) chargé, ma grande a fait son passage en CE1 il y a 2 semaines. Le maître a estimé avec notre accord et celui de la principale intéressée qu’il était temps, qu’elle en avait les capacités, et qu’elle avait tout à y gagner ou du moins rien à perdre. Nous avons tous dit oui. Un nouveau programme, de nouveaux apprentissages, de nouveaux centres d’intérêt pour elle surtout, qui lui permettront peut-être déjà de ne plus s’ennuyer en classe (et conséquemment de ne plus taper la discute en plein milieu du cours à ses camarades ou ne plus répondre à leur place quand elle estimait qu’ils mettaient trop de temps – 10 secondes, c’est long.) 
14 semaines de CE1, sans changer de classe ni d’environnement (merci la classe à double niveau), dont nous ignorons si elles seront suffisantes pour engranger toutes les notions essentielles qu’on y apprend. Wait and see, elle prendra le temps dont elle a besoin. Nous ne sommes pas pressés qu’elle rentre à la fac, de toute façon.

Voilà. Je crois que mars a été le plus long mois depuis bien longtemps. Il se termine enfin, ce n’est pas pour me déplaire. Avril, les fleurs, le retour timide du soleil et de la douceur printanière … pile ce qu’il fallait pour recharger les batteries. Bon, aujourd'hui c’est Pleine Lune … Hum.

Je vous laisse, j’ai chocolat.

"Des magnoliaaaaaas" etc ...