30 avril 2015

Filet mignon en croûte facile

Voire même trop fastoche. Et hyper rapide. Je le vends bien, mon filet mignon, là ?

Bon, il est temps que ce blog reprenne vie, et qu'on y cause un peu bouffe. Étant désormais à la maison pour cause pour de baleinitude aigüe, et de gambettes en mode baudruche, j'ai tout le temps nécessaire, entre 4 allers-retour quotidiens à l'école, pour me rendre en cuisine. Même si le trajet est un peu long.
Je retrouve enfin le goût de préparer de bons petits plats, goût qui s'était perdu quelque part entre un job à temps plein, une vie familiale bien remplie et une très légère fatigue maternelle m'obligeant sournoisement à ronfler devant la télé à 21h02.

Bien sûr, le créneau 8h30 - 11h30 passe à une vitesse folle, si l'on décompte le temps de trajet maison / école plus mou du genou que d’habitude. Et je ne peux décemment pas faire pâtes - riz - patates à tous le repas (ah si, je peux ?). Bref, il me faut du bon, du rapide, et un peu du qui-change, j'ai une réputation à tenir, merde.

Ce filet mignon, il est top pour un midi pressé, mais il est aussi parfait pour un dîner entre potes, ou en famille (tu peux raconter que tu tiens cette recette de ta grand-mère, qui elle-même la tenait de, etc ...) Et en terme de préparation, c'est 10 minutes maxi. Cuisson 35 minutes. Hop hop hop, file en cuisine, je te rejoins (dans une heure).

Il est mignon



LES INGRÉDIENTS pour 4 personnes :
  • un filet mignon de porc de 600g environ
  • une pâte feuilletée toute prête ou maison
  • 1 gousse d'ail
  • 2 cs de moutarde
  • 2 cs de crème épaisse
  • 1 jaune d’œuf et une goutte de lait
  • herbes de Provence
  • Sel et poivre du moulin

EN CUISINE !

Préchauffe ton four à 180°C. Fastoche.

Les ingrédients

Prépare ton filet mignon : épluche et coupe ta gousse d'ail en plusieurs fins morceaux. Entaille le filet mignon en plusieurs endroits et pique tes morceaux d'ail. Sale et poivre la viande sur toutes ses faces. Toujours fastoche.

Déroule ou étale ta pâte, place ton filet au centre. Fastoche mais faut bien centrer.

Mélange la moutarde et la crème, et badigeonne le filet de cette préparation, dessus dessous partout. Fastoche, et ça entraîne pour se tartiner de crème solaire cet été.

Saupoudre d'herbes de Provence. Fastoche, tu entends les cigales ?

On tartine

Referme ta pâte feuilletée sur la viande. Un peu moins fastoche : il faut que la pâte soit bien fermée.

Le filet est pris au piège

Fais des croisillons sur la pâte avec une fourchette. Fastoche, fastoche ... mais moi je suis une buse en dessin.

A l'aide d'un pinceau, dore ta pâte au jaune d’œuf battu mélangé à une lichette de lait. Fastoche, si t'es pas trop mauvais en peinture.

Ne lui reste plus qu'à bronzer

Dépose le filet empâté sur la plaque, et enfourne pour 30 à 35 minutes à 180°C.

En résumé, c'est trop fastoche.

Le découpage néanmoins, c'est périlleux si tu ne veux pas abîmer ton œuvre d'art croustillante, alors aiguise bien ton couteau.

NDLR : Attention, la viande et la crème rendent de l'eau. La pâte dessous n'est pas vraiment croustillante. Pour éviter ceci, 2 solutions : 1/ oublie la crème et contente-toi de la moutarde, et 2/ fais précuire ton filet mignon à la casserole avec un peu de matière grasse durant une dizaine de minutes, afin qu'il perde son eau. Re-attention, si tu passes par l'étape 2/, il faudra BIEN laisser refroidir la viande avant de la placer dans la pâte feuilletée, sinon cata assurée ! 

Comme l'étape 2 n'est pas très compatible avec mon manque chronique de temps et d’organisation, je la zappe. La viande rend donc effectivement de l'eau que je vide dès la sortie du four, et présente un peu moins bien (mais bien quand même), mais elle n'est pas sèche du tout.

Bref, une recette fastoche, à servir avec une salade verte (caution légumes, toujours), et des pommes de terre vapeur. La moutarde ne pique pas le délicat palais des z'enfants, toute adoucie qu'elle est par la crème.

Caution verdure

Bon app' les p'tits gars !

29 avril 2015

Cheeseburgers au bleu

Oh mon Dieu. Le dernier billet de ce blog date du 4 février 2015. Trou cosmique, faille spatio-temporelle ou débordement d'activités parento-professionnelles ? La 2ème option me paraît la plus plausible, d'autant que je peine à me souvenir de ce que j'ai fait hier, alors que dire des 3 précédents mois ...

Bref, rassurez-vous, je n'ai pas pour autant cessé de manger (et ce n'est pas le Petit Pois mu en Gros Flageolet qui vous dira le contraire), ni même de cuisiner, encore moins de cuisiner GRAS. Au diable les aigreurs d'estomac, les ballonnements, les lourdeurs, les ... (la vache, j'envoie du rêve là. Reprends-toi ma petite Spipile, on est sur un blog de cuisine là. Oublie les varices et les hémorro... Ouais, ta gueule en fait.)

Cuisiner GRAS, disais-je. La femme enceinte (enfin moi surtout) aime manger du calorique, du lourdingue, du qui-cale. Elle y met quand même 3 feuilles de salade, car la femme enceinte aime avoir bonne conscience. Elle peine néanmoins à digérer, la faute à cette salade, sûrement pas fraîche.

La femme enceinte aime la junk food. C'est maaaaaal. Mais elle aime le fait-maison. C'est bieeeeeen. Elle fait donc de la junk food maison. C'est ... c'est ... booooon.

La femme enceinte aime la bouffe New-yorkaise, mais elle ne peut pas prendre l'avion, rapport à ses jambes qui gonflent. Elle traîne sa guibole habillée de bas de contention hyper sexys, et se plonge vautrée dans son canapé (dont elle n'arrive plus à se relever - BORDEL) dans la lecture baveuse de "La Cuisine de New-York" chez Solar Éditions, bouquin de cuisine très sympa où elle salive sur une recette intitulée "Cheeseburgers au bleu".

La femme enceinte se rend donc en cuisine. Son GPS lui indique un temps de trajet approximatif de 32 minutes pour un parcours de 12m, compte tenu d'un départ tardif (personne pour la treuiller hors de ce fichu canap') et de problèmes de circulation (sanguine). Arrivée à destination, elle enfile son tablier, renonce à le nouer (il manque 10 cm de ceinture), le quitte en pleurant qu'elle a trop grossi, le jette par terre de colère, se baisse pour le ramasser, reste coincée dans une position très inconfortable mais potentiellement suggestive pour toute personne arrivant à l'improviste, jure comme un charretier, ce qui enlève toute suggestivité à son fessier proéminent, arrive finalement à se décoincer et se laisse choir sur une chaise (qui couine comme une souris agonisant dans une tapette). Il lui faudra 8 minutes supplémentaires pour se relever et commencer à sortir les ingrédients. Après tous ces efforts, de toute façon, elle peut bien compenser en mangeant GRAS.




LES INGRÉDIENTS (pour 4 burgers) (donc pour une personne) :
  • 4 pains à burger
  • 1 fromage bleu de 150g (un bleu de Bresse, ou de la fourme d'Ambert)
  • mayonnaise et moutarde 
  • quelques feuilles de salade (= bonne conscience)
  • quelques rondelles d'oignon rouge
Pour la préparation de viande
  • 500g de bœuf haché
  • 4 branches de persil
  • 1 cs de câpres
  • 3 anchois
  • 1 échalote
  • 8 petits cornichons
  • 2 cs de mayonnaise
  • 1 cs de moutarde
  • sel et poivre du moulin

EN CUISINE !

Commençons par les steaks. On peut d'ailleurs utiliser cette préparation de viande très parfumée pour tout type de burger maison.

La femme enceinte étant dans l'économie de mouvements, elle met dans son Thermomix les feuilles de persil lavées / séchées, les câpres, les anchois, l'échalote coupée en 2, les cornichons, mayo zé moutarde, 1 cc de gros sel de Guérande et le poivre, et hop, elle mixe le tout 5 secondes vitesse 5, elle racle à la spatule, puis re - 5 secondes vitesse 5. Elle racle de nouveau les bords du bol, ajoute la viande, et mixe le tout une vingtaine de secondes vitesse 4.

Si on n'est pas enceinte / feignasse / muni(e) d'un Thermomix ou autre robot qui mixe, on hache menu menu le persil, les câpres, anchois, échalote et cornichons, on les dépose dans un saladier, et on ajoute le bœuf, la mayonnaise et la moutarde, et on malaxe le tout pour homogénéiser.

On divise cette préparation en 4 (moi j'en ai fait 6 avec cette quantité) et on façonne des steaks ronds, de la taille des pains à burgers. Moi j'ai étalé la viande en une couche régulière sur ma planche, et ai utilisé un petit bol, comme un emporte-pièces.



On place les steaks au frais pendant au moins 15 minutes.

Pendant ce temps, on ouvre les pains et on les fait légèrement griller, soit au grille-pain (logique), soit au four, 5 minutes à 200°C.

On nappe la base du pain de mayo / moutarde, on dépose de la salade émincée et des rondelles d'oignon puis une belle tranche de bleu. NB : j'ai utilisé du roquefort. Pas la meilleure idée, puisque son goût très prononcé annihile celui de la viande, ce qui est dommage compte tenu de la préparation bien parfumée de celle-ci.. En outre, il est un peu trop salé.

On fait cuire les steaks, à feu vif, dans une poêle anti adhésive sans matière grasse (c'est important hein, de cuisiner sainement). On les dépose sur notre base de pain garnie, on peut rajouter un peu de mayo / salade / miettes de bleu et on referme.

Et miam ! Euh pardon : YUMMY comme on dit à NYC !

Bien évidemment, quelques frites steak-house pour accompagner ... La femme enceinte est RA-VIE (et ballonnée)




4 avril 2015

Mars (et ça repart)

Il y a des jours comme ça, comme beaucoup en ce moment, où c’est dur, où on en chie, où on en chiale - la faute à ces fichues hormones qui ne retiennent plus rien. Où on est pris dans le flot et on ne trouve plus le temps, où on croit qu’on n’a plus l’envie. Où on se dit que si on écrivait, ce serait chiant comme la mort, et qu’est-ce que les gens en ont à faire de tes galères, ont-ils vraiment envie de lire tout le morose et les boules alors qu’on en prend bien assez dans la tête dès qu’on écoute les infos.

Et puis on se prend à raconter en riant aux collègues de boulot les âneries des enfants et notre crise d’hystérie du matin – soir – week-end / rayez la mention inutile / il n’y en a pas. On tourne ça à la blague et il vaut mieux en rire que de sortir encore les mouchoirs. Puis il n'y a rien d’autre à faire qu’à se marrer, puis des larmes de rire ça fait moins couler le mascara.

Alors voilà, on va rire, et recommencer à écrire, pour relativiser tout ça et se poiler un peu a posteriori, a posteriori seulement parce que sur le moment on continuera sans doute à devenir maboule et à avoir des réactions de hyène bipolaire.

Avec un peu de chance, vous me direz-vous aussi en commentaires ou ailleurs que c’est la folie chez vous, la faute au temps, aux hormones, aux gosses relous et aux nuits sans sommeil, aux rythmes scolaires de merde, au changement d’heure et au boulot qui s’accumule. On rigolera de tout ça, à en faire pipi dans la culotte, la faute à ce périnée mal rééduqué et à ces 5 minutes qu’on ne prend pas pour aller pisser (et qu’on n’aura jamais pour pisser TRANQUILLE).

Ready ? Go pour la rétrospective du mois de mars, sponsorisée par mes filles. Bien sûr, ceci n’est que le Maxi Best Of, j’en garde sous le coude pour un futur roman (mytho) (ou des séances chez une psy).

Les filles sont raviesd’avoir bientôt une petite sœur. Bien évidemment, elles s’empressent de nous le montrer chaque jour, avec délicatesse et subtilité.

La petite (que nous appellerons Spiderman pour préserver son anonymat), par exemple, essaie chaque jour de ménager sa maman fatiguée (et grosse et relou) :

  • En nettoyant elle-même avec le gant de toilette le sol qu’elle a tout à fait fortuitement recouvert de dentifrice en voulant le mettre sur sa brosse à dents (curieusement restée immaculée, ELLE)
  • En déroulant intégralement le rouleau de PQ, voulant très probablement faciliter la tâche de sa mère qui va aux toilettes environ toutes les 15 minutes (vessie comprimée oblige) et qui n’aura donc plus qu’à découper une partie des 5 mètres de papier rose qui serpente sur le sol (encore tâché de dentifrice BORDAYL)
  • En évitant à ses parents, ainsi qu’à ceux de ses copines de classe, de se coltiner un rendez-vous chez le coiffeur, se chargeant elle-même de sa coupe printanière et faisant bénéficier de ses talents artistico-ébouriffants ses camarades pendant que d’autres s’ennuient sur des activités totalement rébarbatives du style Géo-Coloredo ou peinture aux doigts. A côté, Edward aux mains d’argent est un petit rigolo. NB : la tendance 2015 est à la coupe-escalier.
  •  En lisant elle-même à sa grande sœur des histoires où les princesses « s’en battent les steaks » (sic)  (ouf, on s’est contenté des steaks)
  •  En soulageant ses parents de la corvée des lessives et du ménage inutiles. C’est vrai, pourquoi laver des fringues qui ne sont pas VRAIMENT sales ? Pourquoi nettoyer des sols où ne traînent que quelques (pelotes / crachats de) poils de chat et quelques (milliers de) miettes ? Faisons de ces corvées des corvées NECESSAIRES ! Elle a donc trouvé la solution, en pissant, au choix, dans sa chambre, dans le couloir, devant les toilettes, dans son lit à 3h du matin tout en baignant dedans jusqu’à 6h30 (pour laisser maman dormir), voire, top du top, à l’école, afin que les parents n’aient pas besoin de passer la serpillère. ENFIN des lessives utiles ! HALTE au gaspillage de l’eau ! Néanmoins, le rythme quotidien des changements / lavages de culottes - pyjamas - collants – draps - couettes devra être revu à la baisse, pour préserver tout l’intérêt des économies potentielles. 

Bien entendu, elle peut parfois, en dehors de ces moments de complet dévouement et de pure générosité, être amenée à manifester une légère contrariété à l’idée qu’un nouveau-né braillard et dépendant vienne lui chourer la place de « petite dernière à sa môman ». Contrariété qui se matérialise par quelques hurlements de chihuahua enragé doublés de coups de pied dans les portes et projection violente de tout jouet / animal à proximité immédiate (« meeeooooow ») pleurs discrets rapidement calmés par un enfermement immédiat dans la chambre avec bâillonnement et camisole de force gros câlin rassurant.

Quant à la grande, cet être absolument pas émotif pour un sou, elle garde sa zénitude en toute circonstance. Bien entendu, il y a parfois quelques signes. Bon, ok, on frôle régulièrement la crise d’adolescence. Mais à 6 ans ½, c’est l’âge non ? L’âge de la rébellion et de la moue boudeuse, de l’indépendance vestimentaire (aïe mes yeux), de la perpétuelle insatisfaction, des parents trop nazes, du 1er scooter, du … Oui, la précocité doublée d’une arrivée imminente d’enfant non désiré (par les autres enfants de la fratrie, cela va de soi) multiplie l’âge par 2, il faut le savoir.

Bref, cette grossesse passe comme une lettre à la Poste. Espérons qu’il en soit de même pour la future petite sœur et mon périnée le jour de l’accouchement (ou pas). 

Coucou les pieds !

Pour lutter contre la crise, je pense donc investir dans toute une série de bouquins censés préparer les enfants à l’impréparable : se faire gauler sa place par un être minuscule, rougeaud, sans un poil sur le caillou et hurlant, être dont personne ne peut sensément vouloir mais qui semble ravir ses parents, à en voir leur sourire niais et l’attention qu’ils lui portent. 

Une collection de livres à base de Tchoupi, Petit Ours Brun ou tout héros débile en-chan-té (l’andouille) à l’idée d’avoir un petit frère ou une petite sœur. M’enfin si quelqu’un me dégotte un exemplaire de « Spiderman devient grand frère », ou « Iron Man et sa petite sœur vont au marché », je pense que j’aurai encore plus de crédibilité. 

En attendant, je me contenterai du « Bébé Cadum » de Stephanie Blake. Simon le lapin a déjà connu son petit succès chez nous avec l’inénarrable « CacaBoudin » (qui se retient mieux que du Maurice Carême, sachez-le). Et un tour à la bibliothèque complètera nos lectures préparatoires (au pire).

Prout ! (Source : Amazon ©Stephanie Blake)

Quoiqu’il en soit, j’essaie de préparer mes filles mais je crois que j’en fais trop. Je crois par expériences (oui, je mets un « s » rapport au nombre de litres de pisse que nous avons épongés) qu’à trop vouloir anticiper, à trop vouloir leur en dire pour qu’elles n’aient pas de mauvaises surprises le moment venu, j’ai créé du stress et de l’angoisse là où il n’y avait peut-être même pas de questionnement de leur part. 

J’ai, entre autres, commis un matin l’erreur de leur expliquer que lorsque le bébé serait là, nous devrions nous occuper de lui, puisqu’il ne saurait rien faire, le boulet. Et que par conséquent nous aurions un peu moins de temps à leur consacrer. Les pipis, crises d’ado et autres joyeusetés qui ont suivi les jours d’après et qui m’ont amenée à les étriper questionner m’ont valu une réponse claire : « tu ne t’occuperas plus de nous, parce que tu n’auras plus le temps. » (et aussi « je veux pas de ce bébé, ça braille tout le temps et il va nous casser les oreilles et nous empêcher de dormir ». Hum. A qui le dis-tu.) 

Voilà. J’avais juste oublié de préciser que oui, nous aurions néanmoins du temps pour tout le monde, que oui, le bébé dormant une bonne partie de la journée (je sens que je m’auto-porte la poisse là) nous en profiterions pour jouer, et que oui, quoiqu’il arrive nous serions toujours, toujours là pour elles. Les choses ne vont pas de soi pour les enfants, surtout quand elles ne sont pas dites, et surtout pas quand ils sont très jeunes et/ou hypersensibles
 
J’ai fini par prendre le parti de leur faire oublier cette grossesse, même si mon gros bidon peut difficilement passer pour un abus de cassoulet. Et d’arrêter de leur parler d’un événement si lointain et impalpable pour elles. De simplement leur rappeler qu’aujourd’hui, il n’y a qu’elles, et que c’est à elles seules que nous nous consacrons. Que je vais bientôt m’arrêter de travailler, et que nous en profiterons, rien que nous. Et si elles décident qu’aujourd’hui elles n’aiment pas ce bébé alors que tout le monde leur répète qu’elles doivent trouver ça génial, eh bien elles ont le droit, hein, de trouver ça trop naze. De ne pas aimer ce truc qui n’existe pas encore mais qui prend décidément beaucoup de place. Et que le jour venu, elles verront. Elles ressentiront des choses, dans leur ventre et leur petit cœur. Et qu’elles réagiront comme elles le souhaitent, et à leur rythme. Qu’il n’y a aucune obligation, et que désormais, on les laissera tranquille avec ça.

Plus une goutte de pipi depuis. Des petites (hum.) crises, toujours, bien sûr, comme chez tout le monde. Mais rien de comparable. Ouf. 

Sages, je vous dis.

Pour finir avec ce mois de mars bien (trop) chargé, ma grande a fait son passage en CE1 il y a 2 semaines. Le maître a estimé avec notre accord et celui de la principale intéressée qu’il était temps, qu’elle en avait les capacités, et qu’elle avait tout à y gagner ou du moins rien à perdre. Nous avons tous dit oui. Un nouveau programme, de nouveaux apprentissages, de nouveaux centres d’intérêt pour elle surtout, qui lui permettront peut-être déjà de ne plus s’ennuyer en classe (et conséquemment de ne plus taper la discute en plein milieu du cours à ses camarades ou ne plus répondre à leur place quand elle estimait qu’ils mettaient trop de temps – 10 secondes, c’est long.) 
14 semaines de CE1, sans changer de classe ni d’environnement (merci la classe à double niveau), dont nous ignorons si elles seront suffisantes pour engranger toutes les notions essentielles qu’on y apprend. Wait and see, elle prendra le temps dont elle a besoin. Nous ne sommes pas pressés qu’elle rentre à la fac, de toute façon.

Voilà. Je crois que mars a été le plus long mois depuis bien longtemps. Il se termine enfin, ce n’est pas pour me déplaire. Avril, les fleurs, le retour timide du soleil et de la douceur printanière … pile ce qu’il fallait pour recharger les batteries. Bon, aujourd'hui c’est Pleine Lune … Hum.

Je vous laisse, j’ai chocolat.

"Des magnoliaaaaaas" etc ...